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lundi 5 déc 2022
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Saint-Maurice-sur-Moselle – L’usine Bluntzer en redressement judiciaire Les salariés très inquiets après le rejet du repreneur les Zelles

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La société Bluntzer, spécialisée dans la fabrication de portes et de fenêtres en métal, en alu et VEC (vitrage extérieur colle) et façadier en mur rideau à Saint-Maurice-sur-Moselle, a été placée en redressement judiciaire suite à une trésorerie en berne et un carnet de commande presque vide. L’usine st fermée depuis plusieurs semaines. Un appel d’offre a été lancé pour trouver un repreneur. L’avenir des 47 salariés est en jeu. Après une première audience au tribunal de commerce de Lyon, ils sont très inquiets pour l’avenir.

Après des mois en chômage à temps partiel, les salariés de l’usine Bluntzer ont appris sans surprise  par la direction que l’entreprise était en redressement judiciaire. Une direction qui a cherché un repreneur. La date de dépôt des dossiers de candidature étant fixée au 8 août 2022. Dès le mois de juillet, l’entreprise les Zelles de la Bresse, spécialisée en fenêtres PVC et alu s’est positionné. Le tribunal de commerce de Lyon, lors de son audience le 14 septembre dernier lui a demandé de revoir sa copie, notamment le volet immobilier qu’il a trouvé financièrement sous-estimé.

« Le fric avant 47 emplois »

Le représentant du personnel de chez Bluntzer était à Lyon. Il témoigne de son inquiétude. «  On cherche un repreneur et l’entreprise les Zelles avait le seul dossier solide sur les deux potentiels acquéreurs. Pour nous salariés, c’était une bonne nouvelle. Mais quand nous sommes arrivés au tribunal, ils les ont laissé dehors. Pendant ce temps, les avocats de Bluntzer ont catégoriquement refusé cette proposition jugeant leur offre inadmissible et trop faible. Le tribunal leur a laissé 15 jours de plus pour étoffer leur dossier, soit le 28 septembre. En fait pour proposer plus d’argent. Pourtant après expertise, les bâtiments sont en zone inondable et ne valent pas grand-chose et ils en demandent 600 000 euros. Le lendemain, le directeur général a réuni les employés pour leur annoncer que cette offre ne l’intéressait pas à cause du montant proposé pour la reprise. Ca fait des mois qu’on n’a plus de travail parce qu’on travaille pour rien et à temps partiel. Les carnets de commande sont vides. Les salariés sont dégoûtés et inquiets. Tout était déjà prévu et c’est tombé à l’eau. Une partie de l’usine partait à Cornimont avant que tout revienne à Saint Maurice. On était tous d’accord. Si aucun accord n’est trouvé, ce sont des familles entières qui vont se retrouver sans emploi. Des couples, mais aussi des parents et leur enfant. Ce serait une véritable tragédie. Les juges privilégient l’argent à l’humain ».

Il reste un petit espoir si la semaine prochaine, le dossier corrigé des Zelles est accepté par les juges lyonnais. A l’heure actuelle, le représentant du personnel n’a toujours pas reçu de convocation. Contactée a plusieurs reprises, la société ne répond plus au téléphone. Les locaux sont fermés.

[gallery type="rectangular" link="file" size="medium" ids="208156,208155,208154,208153"] La société Bluntzer, spécialisée dans la fabrication de portes et de fenêtres en métal, en alu et VEC (vitrage extérieur colle) et façadier en mur rideau à Saint-Maurice-sur-Moselle, a été placée en redressement judiciaire suite à une trésorerie en berne et un carnet de commande presque vide. L’usine st fermée depuis plusieurs semaines. Un appel d’offre a été lancé pour trouver un repreneur. L’avenir des 47 salariés est en jeu. Après une première audience au tribunal de commerce de Lyon, ils sont très inquiets pour l’avenir. Après des mois en chômage à temps partiel, les salariés de l’usine Bluntzer ont appris sans surprise  par la direction que l’entreprise était en redressement judiciaire. Une direction qui a cherché un repreneur. La date de dépôt des dossiers de candidature étant fixée au 8 août 2022. Dès le mois de juillet, l’entreprise les Zelles de la Bresse, spécialisée en fenêtres PVC et alu s’est positionné. Le tribunal de commerce de Lyon, lors de son audience le 14 septembre dernier lui a demandé de revoir sa copie, notamment le volet immobilier qu’il a trouvé financièrement sous-estimé. "Le fric avant 47 emplois" Le représentant du personnel de chez Bluntzer était à Lyon. Il témoigne de son inquiétude. «  On cherche un repreneur et l’entreprise les Zelles avait le seul dossier solide sur les deux potentiels acquéreurs. Pour nous salariés, c’était une bonne nouvelle. Mais quand nous sommes arrivés au tribunal, ils les ont laissé dehors. Pendant ce temps, les avocats de Bluntzer ont catégoriquement refusé cette proposition jugeant leur offre inadmissible et trop faible. Le tribunal leur a laissé 15 jours de plus pour étoffer leur dossier, soit le 28 septembre. En fait pour proposer plus d’argent. Pourtant après expertise, les bâtiments sont en zone inondable et ne valent pas grand-chose et ils en demandent 600 000 euros. Le lendemain, le directeur général a réuni les employés pour leur annoncer que cette offre ne l’intéressait pas à cause du montant proposé pour la reprise. Ca fait des mois qu’on n’a plus de travail parce qu’on travaille pour rien et à temps partiel. Les carnets de commande sont vides. Les salariés sont dégoûtés et inquiets. Tout était déjà prévu et c’est tombé à l’eau. Une partie de l’usine partait à Cornimont avant que tout revienne à Saint Maurice. On était tous d’accord. Si aucun accord n’est trouvé, ce sont des familles entières qui vont se retrouver sans emploi. Des couples, mais aussi des parents et leur enfant. Ce serait une véritable tragédie. Les juges privilégient l’argent à l’humain ». Il reste un petit espoir si la semaine prochaine, le dossier corrigé des Zelles est accepté par les juges lyonnais. A l’heure actuelle, le représentant du personnel n’a toujours pas reçu de convocation. Contactée a plusieurs reprises, la société ne répond plus au téléphone. Les locaux sont fermés.



2 réactions sur “Saint-Maurice-sur-Moselle – L’usine Bluntzer en redressement judiciaire

  1. N REMY

    Je suis de tout cœur avec vous dans ce moment si difficile , je sais trop ce que c’est ….un plongeon dans l’incertitude qui vous ronge , en souhaitant que tout s’arrange pour vous tous ; Grande ou petite une entreprise c’est la vie d’un fond de vallée , des employés , des familles …

    répondre
  2. laurent béria

    Ca déplace moins de « personnalités » locales et départementales que la fermeture programmée depuis quatre ans d’un collège.
    Ah!, on me dit dans l’oreillette qu’ils agissent en « sous-marin ».

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