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vendredi 12 août 2022
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Quartier de la Justice – Une nuit de violences urbaines Les dégâts matériels sont nombreux notamment au centre social

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Le quartier de la Justice à Epinal a connu une nuit de violences urbaines samedi soir. Pendant plusieurs heures, une trentaine de jeunes ont monté des barricades dans la rue Henri Sellier, brûlé des poubelles et la végétation, cassé du mobilier urbain et détruit deux minibus. Le bilan ce lundi matin est désolant pour les habitants et le centre social.

Michel Mouhat, président de l’Association de Gestion des Centres Sociaux Spinaliens (AGC2S) est revenu devant le centre social du plateau de la Justice lundi matin, deux jours après les échauffourées qui ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche. Une trentaine de personnes cagoulées ont érigé des barricades de chaque côté des entrées de la rue Henri Sellier. Ils ont mis le feu aux poubelles, à la végétation, ont détruits des abris bus et des panneaux publicitaires. C’est une désolation pour Michel Mouhat qui montrait ce matin les deux minibus brûlés avec des engins incendiaires. « Les individus ont brisé les vitres avant de lancer des engins incendiaires dans les deux véhicules .Ils sont entièrement brûlés et inutilisables.  Les vandales se sont introduits dans le parking, et ils ont même volé une étagère dans l’abris de jardin des enfants de 3 à 5 ans.  Ils ont brisé les vitres de la crèche qui ce matin a dû se déplacer pour accueillir les petits le temps de nettoyer les débris de verre. C’est le début des vacances et ça nous inquiète beaucoup ». Le centre accueille des enfants de 3 à 17 ans. Les chantiers d’été pour les plus grands et la sortie à Bouzey ont été annulés aujourd’hui.
Les violences semblent avoir été préméditées. Le courant des lampadaires de la place d’Avrinsart avait été coupé, les assaillants étaient cagoulés et ont évolué dans le noir malgré la présence des caméras. Sur place, la police et les pompiers ont préféré ne pas intervenir pour ne pas envenimer la situation qui a duré 4 heures.

Les habitants sont inquiets et en colère. Ils n’en peuvent plus de cet état latent de violence. « C’est bien la 5ème fois que je vois les abris bus détruits. ça m’inquiète pour mes enfants qui sont au centre social » dit un homme qui attend le bus. A côté, une femme est en colère «  c’est lamentable ! ». De l’avis de beaucoup, la place est squattée tous les soirs par petits groupes. Ils boivent et ils fument sur fond d’ennui.

Yves Séguy, préfet des Vosges et le maire Patrick Nardin s’exprimeront en fin d’après-midi. Ils sont venus constater les dégâts dimanche matin.

 




6 réactions sur “Quartier de la Justice – Une nuit de violences urbaines

  1. ici l'ombre.

    Allez hop, chacun un outil et direction les routes vosgiennes cabossées et/ou les villages en ruine et on refait tout à neuf!
    La nuit sera calme…

  2. luc

    On laisse faire ces jeunes tout au long de l’année et ensuite on s’étonne du résultat.

    Quand je lit que la Police n’est pas intervenu pour ne pas envenimer la situation , c’est inadmissible , il n’y a pas de zone de non droit sur Epinal, cela donne un message d’impuissance a l’ensemble de la ville , d’autres jeunes des autres quartiers sensibles seront tenté de faire pareil , il faut de la fermeté quand la prévention ne donne rien .

    Ce n’est que le début , les nombreux tirs de mortiers qui pourrissent les nuits des Spinaliens depuis des mois est un signes annonciateur de cette défiance de ces jeunes vis a vis de la municipalité et de la Police.

    Rien n’a été fait, les riverains subissent comme a chaque fois jusqu’au prochains delits .

  3. Dussinger

    Un fois de plus, quelle belle image …
    Triste de voir cela, et cela ne date pas d’hier …
    Demain, ils saccagent quoi ? Ils brûlent quoi ?
    Plus de fermeté et surtout laisser les forces de l’ordre agir et utiliser leurs armes s’il le faut.

  4. Tonton Reporter

    MDR… journaliste (CP:36629) a la LIB, dans les années 80, je me suis fait caillaissez ma voiture neuve, et le journaliste qui m’accompagnait (CG) séquestré pendant une heure. Silence radio, interdiction d’en parler… comme quoi ça ne date pas d’hier…

  5. à bobo maman.

    Il y a un caid place d’Avrinsart qui tient tout le quartier et qui a la main sur toutes ces joyeuses festivités.
    Nul doute qu’il est tres connu des services de police.

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