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lundi 27 juin 2022
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Un vosgien s’explique devant la cour d’assises d’Epinal pour des faits de viols Une histoire familiale près de Vittel sur fond de rancoeur

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ASSISES

La deuxième session de la cour d’assises des Vosges s’est ouverte ce mardi matin au Tribunal de Grande Instance d’Epinal. L’après-midi d’hier étant consacré à la révision de la liste des jurés. La présidente, Catherine Hologne, conseillère à la cour d’appel de Nancy, présidente de la cour d’assises des Vosges juge trois affaires jusqu’à début juillet.

La session a débuté par une affaire de viol présumé sur personne vulnérable.  Un homme de 71 ans, originaire d’un village à côté de Vittel, répond du viol d’une femme de 83 ans au moment des faits. Il s’agit d’une cousine éloignée, sa voisine. La victime est décédée depuis. Le mis en cause risque jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle. Il comparaît libre sous contrôle judiciaire.

Retour sur les faits

Les faits remontent à 2016. La victime a accusé son voisin de l’avoir violée auprès de l’infirmière qui la suit quotidiennement pour son diabète. Lorsque l’infirmière est arrivée un matin, elle a trouvé la vieille dame assise sur une chaise, et d’après les dires de l’infirmière, « l’homme la serrait de trop près et a eu l’air gêné » lorsqu’elle est arrivée. La patiente a affirmé avoir été violée par ce lointain cousin et la gendarmerie a mené son enquête classée sans suite. Mais l’affaire rebondit fin 2017. La nouvelle infirmière arrive un matin et trouve la femme a moitié habillée et la culotte coupée aux ciseaux.

Elle explique aux gendarmes avoir été violée par son cousin

Les gendarmes reviennent, et elle explique avoir été violée à nouveau par son cousin. Cette fois, elle accepte de témoigner et raconte des détails sordides aux représentants de l’ordre. L’homme est interpellé et incarcéré à la maison d’arrêt d’Epinal. Il sera relâché en février après une tentative de suicide.

Le vosgien nie les faits de viols

De son côté, le mis en cause nie les faits de viol. Il explique avoir été souvent présent pour aider et rendre service à cette lointaine cousine vulnérable et quelque peu « égocentrique », . Il reconnaît cependant qu’en 2016, il s’est énervé contre elle quand elle a insulté sa mère dont il était très proche. « C’est une histoire vieille de 67 ans. La victime était amoureuse de mon père. Il a choisi ma mère enceinte de moi. Je n’ai pas accepté ses insultes et j’ai fait le geste de la secouer, de l’étrangler ».

Un homme apparemment sans histoire ?

L’experte en personnalité est revenue sur son parcours de vie. Une scolarité très moyenne sans diplôme, un mariage durant lequel deux enfants sont nés. En 2000 il divorce et rencontre en 2004 celle qui est toujours sa compagne. Il est décrit comme un homme strict avec ses enfants et leurs études. Un chemin de vie très ordinaire. Il fera toute sa carrière chez Nestlé Waters où il débutera en bas de l’échelle avant de prendre sa retraite en qualité de technicien. Très investi dans sa commune au niveau associatif, il est reconnu comme serviable.

Cet après-midi, les gendarmes sont venus témoigner. Ce sont ensuite les trois infirmières qui ont suivi la victime qui ont rappelé les faits et leur ressenti.

Demain, place aux experts médicaux et aux derniers interrogatoires. Le verdict est attendu jeudi après-midi après les plaidoiries et le réquisitoire




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