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samedi 21 mai 2022
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Hôpital d’Epinal : les urgences sont saturées Le personnel soignant de l'hôpital est à bout.

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urgences-hopital-epinal (21)Le service des urgences d’Epinal est débordé. Le personnel soignant de l’hôpital d’Epinal est à bout.  Jeudi 31 mars, un préavis de grève a été déposé par les syndicats CGT, CFTC et SUD du centre hospitalier Emile Durkheim d’Epinal pour une durée indéterminée. Une manifestation avait lieu ce jeudi matin pour dénoncer le manque de personnel, la perte de lits de médecine et la course à la rentabilité.

urgences-hopital-epinal (4)Les syndicats CGT, CFTC et SUD du CH Emile Durkheim d’Epinal ont déposé un préavis de grève jeudi 31 mars 2022 pour une durée indéterminé. Ce préavis concerne l’ensemble du personnel des différents sites de l’établissement. Ils dénoncent le manque de personnel, la perte de lits de médecine et la course à la rentabilité. Un rassemblement avait lieu ce jeudi matin devant le centre hospitalier d’Epinal. « La situation du service des urgences est dramatique. » explique la secrétaire départementale de la CGT, Elisabeth Da Silva. Un mouvement pour alerter sur les conditions de travail extrêmement difficiles pour le personnel soignant.

Des patients qui s’entassent sur des brancards

« On ne peut pas accepter de laisser les patients sur des brancards à cause du manque de lits. On met en danger le personnel et les patients » poursuit  la secrétaire départementale de la CGT, Elisabeth Da Silva.

urgences-hopital-epinal (14)Les syndicats ont décidé de déclencher un danger grave et imminent « par rapport à la surcharge de patients accumulés depuis plusieurs jours dans le service des urgences. » Les syndicats dénoncent aussi l’agressivité de certains patients suite à l’attente interminable aux urgences de l’hôpital d’Epinal. 

« La semaine dernière on débutait le journée avec 20 ou 30 patients à hospitaliser. Ce n’est pas tenable » commente Julien Frenois, brancardier CGT à l’hôpital d’Epinal. Le brancardier souhaite l’ouverture du service de néphrologie (10 lits), fermé depuis le 1er avril. « Tout le département manque de lits. » poursuit-il.

Les syndicats demandent la création en urgence de lits d’aval pour désengorger le service des urgences, le recrutement du personnel médical et non médical pour permettre l’ouverture de ces lits, sans démunir les services existants déjà en tension, mais aussi l’arrêt des « hospitalisations brancard ». Les personnels  veulent aussi avoir la possibilité d’effectuer des hébergements, dans des cas exceptionnels et cadrés. Ils souhaitent aussi un agent de sécurité en permanence au sein des urgences.
C.K.N.



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