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jeudi 19 mai 2022
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Cour d’assises – cinq prévenus accusés de séquestration et d’actes de barbarie Les faits se sont déroulés en 2018 près de la gare d'Epinal

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Les assisses des Vosges siégeaient ce jeudi matin pour juger cinq détenus accusés de séquestration avec acte de torture ou tortue, détention arbitraire, violence commise en réunion sous la menace d’une arme suivie d’une incapacité n’excédant pas 8 jours et violence aggravée. L’un des cinq prévenus est en plus accusé de viol sous la menace d’une arme. Des faits « sordides » sur fond de trafic de drogue et de dette. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

La cour d’assise d’Epinal  a ouvert ce matin un procès dont la gravité des faits est assez exceptionnelle. Les cinq détenus, trois frères et deux « connaissances » et « clients » doivent répondre de leurs actes devant la justice. Les faits se sont déroulés entre le 22vet le 25 septembre 2018. Les victimes, au nombre de trois, deux femmes et un homme, les accusent de les avoir séquestrés, torturés à deux reprises, les 22 et 25 février 2018 dans leur appartement près de la gare routière à cause d’une dette pour des stupéfiants. Les victimes s’étaient rendue librement sur place pour discuter du retard quand les protagonistes les ont attachés sur une chaise avant de les frapper, par des claques, des coups de pieds. L’homme sera tondu et une moustache à la « Hitler » rasée sur son visage. Une des femmes arrivera à s’enfuir par la fenêtre et à prévenir la police. Quatre accusés seront interpellés le 26 septembre mais le dernier prendra la fuite. Il sera interpellé le 8 octobre.

Cette première journée de procès était consacrée aux enquêtes de personnalités. Après les conclusions des trois enquêteurs, chacun a pris la parole pour s’exprimer sur son parcours de vie. Leur point commun, une jeunesse difficile avec un parent violent ou absent, un déracinement du pays de naissance, un manque de repères et d’autorité. Puis ils décrivent leur décrochage scolaire sans vrai projet professionnel. Certains sont tombés dans la drogue. D’autres se contentent de revendre des stupéfiants en vivant des minimas sociaux. Un engrenage et un enfer qui prendra fin lors de leur arrestation en septembre 2018. Quatre des cinq détenus ont déjà un casier judiciaire plus ou moins fourni et certains ont déjà connu la prison dès l’adolescence.

Suite aux témoignages des parties civiles, un détenu semble cependant être le « chef », celui qui a donné les ordres lors de la séquestration. Les auditions dans les prochains jours permettront de déterminer le rôle de chacun. Pour l’instant, chacun minimise sa participation. Mais tous ont chercher à montrer à la cour que ces presque quatre années d’incarcération leur ont apporté maturité et réflexion sur les actes qui leurs sont reprochés.

Le directeur d’enquête, les parties civiles ( les trois victimes) et l’enquêtrice de personnalité des victimes vont témoigner ce vendredi. A la demande de Rémi Stéphan, avocat de la partie civile, les témoignages des victimes pourraient se faire à huis clos.

 

 




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