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dimanche 23 jan 2022
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Gens du voyage : des mesures nécessaires pour une bonne intégration A Golbey, ils vivent dans des conditions précaires

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Lors d’un point presse, le préfet, Yves Séguy, accompagné du maire Roger Alémani, est venu aujourd’hui faire un état des lieux de l’aire d’accueil des gens du voyage à Golbey et présenter les différents dispositifs d’accompagnement existants sur le territoire.

Le département des Vosges compte 10 aires dédiées aux gens du voyage. La première à voir le jour a été installé à Golbey. Sa capacité initiale était d’une vingtaine de famille.

Un parcours d’insertion dans la société
L’insertion à la vie municipale des gens du voyage ne pose aucun problème au maire de Golbey. Les enfants sont scolarisés et les familles sont installées sur place, rue du déversoir, depuis de longues années. Même si les autorités sont conscientes que la volonté première des intéressés est de trouver des terrains familiaux pour s’installer et se sédentariser, ils n’ont pour l’instant aucune solution à leur proposer. «  Il est difficile de trouver des emplacements autres qu’agricoles qui soient urbanisés et acceptés par l’entourage. C’est une nécessité qui n’a rien d’évident » souligne Roger Alémani.
De son côté, Yves Séguy réaffirme sa volonté d’insertion de ces personnes qui ne sont plus vraiment des gens du voyage mais des sédentaires. « Ces familles doivent s’inscrire dans un parcours d’insertion dans la société. Nous développons des initiatives vers les terrains familiaux ».

Des conditions de vie inacceptables

Cependant, les aires d’accueil des gens du voyage, comme celle située à  Golbey sont souvent placées à l’écart des centres villes, un peu loin des écoles et des commerces. Une situation qui ne les aide pas à s’intégrer ou à se sentir intégré dans la commune. A Golbey, une douzaine de familles séjournent depuis de nombreuses années, parfois 30 ans, sur les lieux.
Ils espéraient que la visite du préfet leur permettrait de faire un état des lieux de leurs conditions sanitaires. A leur grande déception, il n’en fut rien. Pourtant ils voulaient lui montrer l’unique toilette dont les murs fissurés risquent de s’effondrer à chaque instant, ou encore le point d’eau courante qui gèle régulièrement en hiver les privant d’eau potable.

Une volonté commune : trouver des terrains familiaux

Mais leur préoccupation principale reste d’obtenir un terrain. « On nous avait promis un terrain et rien ne se passe. On ne demande pas grand-chose, juste un terrain pas loin parce que les enfants sont scolarisés. Ici, l’été c’est insoutenable. On est entouré d’usines. On ne peut même pas manger dehors entre les mouches et la sciure. Pour nous des terrains, il n’y en a pas » expliquent en chœur les gens du voyage.
Même si les aires d’accueil ne remplissent plus leur fonction première de lieu de passage, les gens du voyages qui y vivent depuis de nombreuses années ont besoin, en attendant une solution pérenne, d’être entendus. De nombreux travaux indispensables et vitaux sur les équipements actuels devraient leur permettre d’attendre dans des conditions sanitaires acceptables  une nouvelle vie.

 




4 réactions sur “Gens du voyage : des mesures nécessaires pour une bonne intégration

  1. LM88

    Pour ce qui est du terrain concédé à Razimont, les gros panaches de fumée noire toxique aperçus régulièrement depuis des années n’ont pas fini de polluer l’atmosphère ! Et peut-être ces feux permettant de séparer le cuivre de sa gaine de plastique finiront-ils par mettre le feu à la forêt toute proche, cet été ?!
    A chaque intervention des pompiers, ce sont autant de moyens indisponibles pour des interventions vitales et un coût non négligeable pour la collectivité.

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  2. Arthur

    ceux qui veulent se sédentariser le font ( ils achètent un terrain et font des constructions dessus.. légales ou pas ! ) mais une bonne partie n’acceptent aucunes règles de vie commune et font ce qu’ils veulent !! occupation de terrain illégale, installation de casses de voitures sans agrément et pollution du site ( provenance ? ) , récupération de métaux sans agrément avec les nuisances que ça comporte ( provenance? ) et pour la scolarisation des enfants ce n’est pas la priorité vu que de toutes façons à 10 ans ils les envoie déjà au boulot pour rapporter de l’argent.
    Quand le site devient trop sale ou trop souvent visité par les forces de l’ordre .. ils déménagent et recommence ailleurs laissant la collectivité pour tout nettoyer et remplacer tout ce qui a été détruit :(

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  3. Esteban

    Ils veulent nous apitoyer ou quoi ? C’est quoi le but ?
    A Epinal 100 000 euros avait été investi il y a une dizaine d’année dans l’aire de repos des gens du voyage et ils ont tout saccagé en peu de temps d’après une conseillère municipale que j’ai entendu se plaindre à l’époque.
    Alors arrêtez si on a de la compassion ce ne sera certainement pas pour eux. Qu’ils bossent et ensuite on en reparlera.
    Effectivement ceux qui veulent s’en sortir s’en sortent et bossent. Donc c’est possible question de volonté.

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  4. Framboise

    Pourquoi ils vivent pas dans des appartements ou des maisons comme à Perpignan ou d’autres villes du Sud ? C’est qu’ils veulent pas vraiment s’intégrer…

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