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samedi 22 jan 2022
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Cancer : soigner la maladie dans les Vosges 10 000 actes de chimiothérapie et 13 000 de radiothérapie chaque année

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Docteur Ruck oncologue(à gauche) et Professeur Pfeiffer (à droite) ICL

Les vosgiens ne sont pas épargnés par le cancer. Le diagnostique de nouveaux cas est en hausse. Si certains continuent à consulter à Nancy, par choix ou pour des cancers très spécifiques, il est possible de se faire soigner dans les Vosges. Les hôpitaux d’Epinal, Remiremont, Saint-Dié-des-Vosges et Neufchâteau ont les compétences pour soigner de nombreux cas.

Le Docteur Stéphane Ruck, oncologue à l’hôpital Emile Durkheim d’Epinal, a expliqué que les quatre hôpitaux « peuvent offrir une vision globale de l’offre de soin, structurée et graduée. Le parcours de soin est complet, du diagnostique à la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie ». Le centre hospitalier d’Epinal est le seul du département  où deux oncologue certifiés pratiquent. Et d’ajouter « Nous pouvons prendre en charge tous les cancers, sauf l’hématologie (étude du sang et ses maladies) et tous les soins de support ( soins esthétiques) ».

Chaque année, 350 nouveaux patients sont suivis par le service d’oncologie. 40% pour des cancers du sein ou gynécologiques, 40% pour des cancers du colon et des tumeurs digestives et les 20% restant pour les autres cancers. Des chiffres qui attestent de la solidité de la structure et du besoin de son maintien.  ¼ des patients atteints de maladie rares ou de cancers particuliers partent se faire soigner au CHU de Nancy ou à l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL).

13 000 séances de radiothérapie chaque année

Le professeur Didier Pfeiffert, de l’ICL, a souligné l’étroite collaboration avec le centre hospitalier d’Epinal. « Une équipe vient tous les jours depuis nancy pour les situations les plus courantes. Un médecin et un physicien médical qui réalisent 13 000 séances chaque année qui concernent 600 patients ». Les médecins insistent sur ce point qui permet aux patients de recevoir des soins sans avoir à se déplacer loin de chez eux quand c’est possible.

La préparation des poches en unité stérile

Si la radiothérapie est toujours dans l’ancien hôpital, l’unité centralisée de préparation des chimiothérapies anticancéreuses (UCPC) est installée dans le nouvel hôpital depuis juin 2021. Cette unité, crée en 2007, est sous l’autorité du responsable pharmaceutique, le Docteur Jean-Jacques Lahet. Elle bénéficie depuis le déménagement de nouveaux locaux et matériaux plus performants. « Chaque année, l’unité fabrique presque 10 000 poches. Dans cet univers totalement stérile, 30 contrôles sanitaires sont effectués avant que le patient ne reçoive sa poche de chimiothérapie. Des poches qui sont uniques et adaptées au cas par cas »a expliqué le Docteur Julien Lecordier, pharmacien qui travaille avec trois préparateurs. 80% sont destinées au service oncologie et le reste pour la pneumologie. Si, en moyenne, une poche coûte 1 000 euros certaines peuvent atteindre jusqu’à 11 000 euros.

Le patient au cœur du parcours

Le suivi d’un cancer dure environ cinq ans. D’où l’importance de pouvoir est soigné au plus près du domicile. Le Docteur Ruck alerte sur l’augmentation des cancers du sein et du pancréas alors que le dépistage est en baisse.  « Avec la COVID-19, il y a eu un retard dans le diagnostic ce qui hélas diminue les chances de guérison. Les patients arrivent avec un cancer plus avancé qu’avant. Les cancers ne peuvent pas attendre pour être opérés. Ça reste une priorité ». Malgré la situation sanitaire, les dépistages et les soins ne se sont jamais arrêté. Et pour rassurer ceux qui craignaient une contamination à l’hôpital, un circuit spécifique est mis en place pour les consultations ou les séances de chimiothérapie.

 

 




9 réactions sur “Cancer : soigner la maladie dans les Vosges

  1. cathy calin

    Un oubli important : le retard de prise en charge n est pas la faute des patients mais est le résultat du report des rdv, des prises en charge, des opérations, sans oublier de la mauvaise prise en charge, des oublis de patients. Semaine moins 3, je crois, décès de 8 patients pour fermeture des salles d opération. L hôpital n est pourtant pas surchargé de malades du vi rus. La vraie prévention, une prise en charge précoce, l autorisation d utilisation des médicaments innovants, et d une manière précoce, amènerait la survie d un nombre important de malades et exonererait des effets indésirables des chimiothérapies, par exemple.
    En conclusion, si vous n êtes pas malades, vous guerirez. Si vous etes réellement malades, vos chances s amenuisent. Tablez sur la chance.

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    1. La cancero en ébullition

      Le problème c’est surtout le retard de prise en charge. Et avec certains soignants de Remiremont qui ont organisé un rassemblement de 200 personnes fin novembre et un transport pour aller manifester à Paris en pleine augmentation exponentielle de l’épidémie, ça risque de s’aggraver si ceux ci ont contracté Delta ou Omicron. Ce n’est pas normal de commettre ce type d’erreur car forcément ,si il y’a explosion de cas de Covid on deprogrammera les prise en charge de cancer, qui eux ont respectés les règles et n’ont pas joué avec le feu.
      Ne pensez pas individuellement SVP ! Ne pensez pas qu’à vos carrières, pensez collectif ,merci

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    1. bob le preux

      Au prorata ,ce sont les non vaccinés qui remplissent majoritairement les chambres de nos hopitaux et qui sont directement à l’origine de l’epuisement des soignants et des reports d’operations.

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  2. John

    Oui, les cas de cancers flambent depuis la vaccination obligatoire et inutile car même vaccinés nous sommes toujours contagieux et contaminés.
    Donner plus le droit aux soignants vaccinés contaminés et contagieux d’accéder aux services hospitaliers et interdire les soignants non vaccinés et non contaminés de travailler est une pure et simple propagande et irresponsabilité sanitaire.
    D’autre part, si les décès ont augmenté celà est aussi la faute du manque de soignants, de moyens et de professionnels compétents.
    Mettez les moyens ailleurs que dans la vaccination inutile , inefficace et dans personnel de contrôles des pass et tout ira mieux pour tout le monde.
    Le covid-19 , Delta ou Omicron ont bon dos.
    L’ oeil de la pyramide est créé par le mauvais œil .

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  3. John

    Il y a énormément de vaccinés en réanimation contrairrment à ce que l’on peut lire.
    Demandez aux personnes honnêtes non influencées et vous aurez la vérité.

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  4. Laurent

    On dirait aussi que le dit vaccin a le don de neutraliser le cerveau afin d’ignorer la réalité. C’est ce que me permet de voir le commentaire de bob le preux .De plus , il gobe bien tout ce qu’on lui dit , et c’est ce que l’on demande au peuple aujourd’hui .Contrairement à ce que vous pensez bob, John affiche de vrais arguments . Nous avons autant de monde atteint de la covid qu’il y a deux ans en arrière alors que les Français sont vaccinés à plus de 85% . Si bob peut expliquer ce phénomène , qu’il le fasse et là je comprendrai , comme beaucoup d’ailleurs .

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    1. Marre de ceux qui ne voient rien!

      Entre des tests positifs et des entrées à l’hôpital il y a un monde de différence mais cela difficile de le comprendre n’est -ce pas ?
      Mais vous, Laurent vous saviez , grâce à votre grande intelligence , que le virus allait muter et donner un variant beaucoup plus contagieux MAIS moins agressif !!!!! De toute façon qu’on vous explique même avec des chiffres et des exemples qu’un enfant de primaire comprendrait , vous , Laurent on ne vous convaincra jamais .Vous faites partie de ceux qui ne comprendront que lorsqu’ils seront sur un lit d’hôpital .

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