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mercredi 1 déc 2021
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Le Secours catholique alerte : la pauvreté augmente dans les Vosges

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photo d'illustration

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Comme chaque année, le Secours Catholique-Caritas France publie son rapport statistique sur l’état de la pauvreté en France. Ce rapport est basé sur les statistiques réalisées en 2020 par les équipes qui agissent sur le terrain auprès des personnes qui vivent les situations de précarité et de pauvreté. Le secours catholique alerte sur l’augmentation de la pauvreté et s’inquiète face à la précarité alimentaire en 2020. 

Pour 2020, l’association a choisi de réaliser une étude complémentaire sur la question de l’aide alimentaire qui a fortement mobilisé ses acteurs en raison de la crise sanitaire. De cette étude sont tirés un certain nombre de constats qui permettent d’étayer des propositions que notre association souhaite partager, pour agir sur les facteurs qui créent ou accentuent la précarité alimentaire, mais aussi pour développer les conditions d’un accès digne à une alimentation durable et de qualité pour chacun.

Selon le Secours Catholique des Vosges, les ressources médianes, mensuelles, des foyers des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, bénéficiaires de l’aide alimentaire est de 400 euros (soit 116  euros de moins qu’au niveau national). Une somme qui ne cesse de baisser depuis deux ans.

9 700 personnes accompagnées en 2020

Les équipes du secours Catholique ont ainsi accueilli et accompagné 9 700 personnes en 2020, soit une diminution de 39% par rapport à 2019. « Nous avons clairement assisté à un transfert d’une partie de nos capacités d’action des activités de groupe vers l’accueil et l’accompagnement individuel des ménages avec un levier d’aide alimentaire privilégié car adapté aux besoins recensés. » expliquent les bénévoles.

La délégation des Hauts-de-Lorraine est caractérisée par la surreprésentation des ménages périurbains (40,2%) et issus de pays de l’Europe de l’Est (49%), par rapport à l’ensemble de l’échantillon de l’enquête. Les ménages rencontrés sont également plus jeunes. La proportion de mères isolées est plus faible que celle de l’ensemble des dossiers, mais on rencontre davantage de couples avec enfants. Finalement, les ménages de la délégation des Hauts-de-Lorraine sont plus pauvres en moyenne (400 euros de ressources médianes contre 516 euros pour l’ensemble des dossiers enquêtés) et légèrement moins insérés sur le marché du travail : 29,2% des ménages touchent des revenus du travail contre 30,7% pour l’échantillon global.

Insécurité alimentaire

86% des ménages interrogés déclarent se trouver en situation d’insécurité alimentaire. 11% sont en insécurité légère, 51% en insécurité modérée et 24% se déclarent en insécurité lourde. Ces chiffres sont légèrement inférieurs à ceux de l’échantillon total de l’enquête alimentaire : dans l’ensemble, 9 ménages attributaires de l’aide alimentaire d’urgence sur 10 souffrent d’insécurité alimentaire et l’insécurité grave concerne plus du quart des ménages interrogés (27 %).

85% des ménages préoccupés par les effets de l’alimentation sur leur santé

Les personnes souffrant d’insécurité alimentaire craignent-elles que cela affecte leur santé et celle de leurs enfants ? Les données recueillies dans le cadre de l’enquête complémentaire permettent de répondre à cette question et de mesurer cette inquiétude. Le résultat est sans appel : environ 85% des ménages se disent préoccupés par les effets de l’alimentation sur leur santé. En outre, 43,8% d’entre eux déclarent que des problèmes financiers les empêchent d’y faire attention, tandis que le manque de temps ou d’information ne semble pas représenter un obstacle significatif.

Impact du Covid-19 et du confinement

La période de confinement du printemps 2020 a été caractérisée par une forte baisse des revenus des ménages, en particulier des ménages les plus précaires, qui a pu créer ou augmenter le sentiment d’insécurité alimentaire des ménages les plus défavorisés.

Pour essayer de mieux comprendre l’impact de la crise sanitaire sur les budgets des ménages et sur la précarité alimentaire, certaines informations supplémentaires recueillies auprès des ménages interrogés sont précieuses. Elles permettent notamment de comprendre dans quelle mesure le confinement du printemps 2020 a impacté les ressources des ménages qui se trouvent au bas de l’échelle sociale. Le graphique ci-dessus montre que 34% des ménages interrogés de la délégation des Hauts-de-Lorraine ont subi une baisse des revenus (effet direct). Ce chiffre est supérieur à la moyenne nationale, qui est de 28%. L’effet indirect, c’est-à-dire l’impact sur le budget des ménages avec des enfants de la fermeture des cantines scolaires est également important : 62% des ménages de la délégation des Hauts-de-Lorraine sont concernés, contre 61% au niveau national.

En conclusion les ménages de la délégation des Hauts-de-Lorraine ayant participé à l’enquête sont moins urbains, plus pauvres que la moyenne nationale, et davantage issus de pays d’Europe de l’Est. Ils souffrent fortement d’insécurité alimentaire (bien qu’elle soit légèrement moins répandue que dans l’échantillon total) et ont été très affectés par la crise du COVID-19, notamment par la perte de revenus comme par la fermeture des cantines.

C.K.N.

 




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