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mardi 22 juin 2021
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Le « randoloniste » Marc Vieillefon fait escale dans les Vosges

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Pour faire face à cette période désastreuse pour la musique et la culture que nous n’avons pas tout à fait fini de traverser, le violoniste Marc Vieillefon a décidé de sillonner la France à pieds avec pour objectif de créer des moments de partages musicaux à chacune de ses étapes. A Gérardmer, il s’est arrêté à l’école de musique où il a fait la rencontre des élèves de la classe de violon.

Comment lui est venue cette idée de ce tour de France ? L’explication est assez simple finalement : en temps normal, Marc Viellefon donne une centaine de concerts par an, et puis… Plus rien ! Alors que faire face à ce néant, à cette tristesse ? « Il y a toujours des musiciens, il y a toujours du public. Mais puisque le public ne peut plus aller voir les musiciens, c’est le musicien que je suis qui va vers le public. (…) Je joue un peu partout, chez des gens, dans des écoles de musique, des EHPAD, des médiathèques, des MJC, des cages d’escaliers… Ce sont souvent des moments forts, parfois même très émouvants » explique Marc Vieillefon lorsqu’il évoque ce projet artistique, social et humanitaire sobrement baptisé Musirando.

De plus, ce dernier adore marcher, il adore marcher seul car « ce sont des moments forts d’introspection » dont il avait également besoin, sans doute encore plus après cette traversée du désert que connaît le monde de la culture. Ce tour de France devait donc se faire à pieds, c’était une évidence. Et avec près de 330 étapes au programme, il ne va pas chômer, même s’il a dû se résigner un peu à temporiser au début de l’aventure. Parti le 3 mars de Normandie où habite sa mère, il a fait face au confinement des Hauts de France après une quinzaine de jours de marche. « Je n’ai pas pu faire la partie Calais-Longwy que je ferai quand même l’an prochain après les vacances de printemps. Du coup, je suis reparti le 3 mai dernier de Longwy pour venir jusqu’ici et traverser une partie du massif. Ensuite je prendrai la direction du Jura, puis de Lyon où j’habite et où je m’arrêterai quelques jours pendant la période de la Fête de la Musique. J’attaquerai ensuite la partie alpine de l’aventure… »

Un beau programme en perspective que Marc Vieillefon peut établir grâce au bouche à oreille, grâce à des relations avec les écoles de musique, mais aussi grâce à des chroniques et autres émissions qui lui ont permis de faire connaître sa démarche. En échange de ses interventions auprès des élèves violonistes ou/et de ses performances, il propose une participation libre qui est versée à l’Association Zazakely qui travaille beaucoup à Antsirabe, ville de Madagascar où les musiciens, artistes et comédiens n’ont pas de lieu pour répéter et pour se produire. Marc Viellefon réuni donc également des fonds pour essayer de construire une salle polyvalente dont le terrain a été acheté. Quand il travaille dans une structure, étant donné qu’il est intermittent du spectacle, la somme qui lui est versée est entièrement reversée à l’association.

Autant lier l’utile à l’agréable après tout, et il va lui falloir encore du courage pour poursuivre son périple. Surtout après cette étape qui est pour l’instant la plus grosse puisque ce dimanche il venait de parcourir 28 km (avec 1 500m de dénivelé) pour lier Munster à Gérardmer. Ce lundi, il prendra ensuite la direction de Cornimont. Mais le jeu en vaut la chandelle car Marc Vieillefon rejoue. Il rejoue pour des gens, il retrouve ce contact humain qui lui avait tant manquée, et de surcroit il le fait pour la bonne cause.

Le site de Musirando : https://musirando.fr/




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