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lundi 26 oct 2020
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Les bâtiments et les machines de l’Imagerie d’Épinal entrent dans le domaine public

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(photo google maps)

(photo google maps)

Ce jeudi soir, le conseil municipal d’Epinal avait lieu au centre des congrès pour respecter le protocole sanitaire. Parmi les points à l’ordre du jour, l’Imagerie d’Epinal. Les élus ont décidé de classer dans le domaine public, les bâtiments et les machines de l’Imagerie d’Épinal.

« L’Imagerie d’Epinal fait partie du patrimoine matériel, mais également immatériel de notre Ville. » commente le maire d’Epinal, Michel Heinrich ce jeudi soir lors du dernier conseil municipal de la mandature. Dans une optique de conservation patrimoniale, les machines d’imprimerie, ainsi que le bâtiment de l’Imagerie, avaient été classés à l’inventaire des monuments historiques en 1987 par un arrêté du Ministère de la Culture.

Ce jeudi, les élus, ont décidé de faire entrer dans le domaine public de la Ville d’Epinal ces machines ainsi que le bâtiment qui appartiennent déjà à la Ville.

Un cabinet d’avocats pour examiner les documents

Au mois de novembre dernier, Christine Lorimy, actuellement à la tête de l’imagerie, est venu voir le maire d’Epinal en lui proposant de racheter l’Imagerie d’Epinal. Michel Heinrich a alors demandé à examiner les documents et a mandaté un cabinet d’avocats pour examiner les chiffres et déterminer une valeur d’achat.

« Pourquoi ne pas avoir communiqué sur l’étude des avocats plus tôt ? Votre candidat se trouve investi d’une âme de pompier pour essayer d’éteindre l’incendie qui ravage l’Imagerie. Il oublie que c’est vous qui avait mis le feu à l’Imagerie en 2014 ! » lance Benoît Jourdain, candidat aux élections municipales.

Michel Heinrich répond alors que ce n’est pas lui qui a choisi les repreneurs de l’Imagerie. « De nombreuses personnes ont été séduites par leurs discours. On ne pouvait pas imaginer que ces personnes pouvaient être défaillantes ». Le maire d’Epinal a assuré qu’il était très déçu de ces personnes.

Une fois l’expertise réalisée, le maire a souhaité revoir Christine Lorimy, mais son appel est resté sans réponse et il a appris quelques jours plus tard qu’elle souhaitait y faire un hôtel.

L’actuel bail emphytéotique administratif conclu en 1994, toujours en vigueur avec les actuel preneurs, confort le caractère inaliénable et imprescriptible de l’ensemble immobilier et mobilier. « En étant propriétaire des éléments mobiliers et immobiliers, nous auront la garantie que ce patrimoine historique, fort d’histoires et de symboles pour Epinal et tous les Spinaliens, reste notre bien commun ».

Pour rappel, le tribunal de commerce doit rendre son verdict le 7 juillet prochain.

C.K.N.




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