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dimanche 3 déc 2023
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Déconfinement à Epinal : inquiétudes de la liste « Epinal ouverte sur l’Avenir » avec la réouverture des écoles

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epinal-ouverte-pour-l-avenir« Les 22 écoles de la ville d’Epinal devraient rouvrir le 13 mai,  soit 122 classes, ce qui correspond à 2700 élèves. Nous sommes en « zone rouge «  et nous allons le rester jusque fin mai. Nous persistons à dire qu’envoyer nos enfants à l’école dans ces conditions est très risqué. Nous suivons l’avis du conseil scientifique qui est à même d’évaluer les risques et qui s’était opposé à cette réouverture prématurée.

Certaines conditions du protocole sanitaire concernant notamment les plus petits sont irréalisables :

Les enfants devront se tenir à 1m les uns des autres, entre chaque table, sans se toucher, sans jouer les uns avec les autres, tous les jeux et jouets seront interdits, les enfants ne pourront pas s’échanger d’objets, crayons, stylos, feuilles. C’est l’essence même d’un enfant qui est en cause,  cette situation serait intenable. Les enseignants seraient aussi exposés inutilement au virus car contrairement aux soignants, ils ne sont pas dans l’obligation de le faire. Les personnels de nettoyage seraient  également exposés inutilement aux virus. Est-ce bien raisonnable de mettre autant de personnes en danger pour un bénéfice aussi aléatoire et incertain et un retour le plus rapide possible au modèle économique d’ « avant ».

Saluons la sage décision des 33 maires « bons élèves » responsables qui n’ouvriront pas leurs écoles la semaine prochaine dont Capavenir. A Remiremont, les petites et moyennes sections ne reprendront le chemin de l’école car le protocole est inapplicable.

Le retour des enfants à l’école se fera sur la base du volontariat, de ce fait, nous savons d’ores et déjà que les enfants en décrochage et donc ceux qui ont le plus besoin de soutien scolaire ne seront pas présents, ce qui nous amène à dire que cela ne changera rien aux inégalités entre élèves.

Une question reste en suspens, pourquoi les collèges et les lycées n’ouvrent ils pas avant les écoles maternelles et élémentaires alors que les collégiens et lycéens sont à même d’effectuer les gestes barrières ? Nous le savons maintenant, c’est uniquement pour des raisons purement économiques. En Allemagne et au Luxembourg, selon toute logique, les universités, lycées et collèges ouvrent avant les écoles.

Chaque école d’Epinal aurait son organisation bien à elle, certaines fonctionneraient en alternance un jour sur deux, une autre une semaine sur deux et les dernières en demi-journées. Pour les parents dont les enfants reprendraient les cours à partir du 13 mai ainsi que pour les employeurs, cela serait un vrai casse-tête :

Les parents ou « le parent » dont l’enfant irait à l’école en demi-journée, un jour sur deux ou une semaine sur deux  devrait demander à son patron de travailler en demi-journée, 1 semaine sur deux ou un jour sur deux selon les écoles. Même en temps de confinement, cela paraît compliqué, voire impossible pour un employeur de mettre en œuvre une telle organisation dans son entreprise.

En toute vraisemblance, il serait  préférable de continuer jusqu’aux vacances sur le modèle actuel avec des professeurs volontaires pour faire cours aux enfants de salariés soignants et aux autres. Les autres élèves continueraient à faire leurs cours et devoirs à la maison et une attention particulière serait apportée aux élèves en difficulté. Nous intégrerions  les élèves en situation de handicap dans le dispositif qui d’ailleurs ne figurent pas dans le plan de rentrée de la municipalité.

Toute cette énergie déployée à la vue d’une très, très légère accélération de la reprise de la « sacro-sainte économie » vaut-elle le coup d’être engagée ? Ne devrions-nous pas profiter de ce ralentissement de nos vies et de cette énergie pour nous poser les bonnes questions : voulons-nous réellement revenir à la vie d’avant ou au contraire profiter de cet instant pour redéfinir les priorités tant pour notre économie que pour nos besoins personnels et collectifs ? Nous pourrions par exemple penser dès maintenant à l’après et commencer à le mettre en place notamment en terme d’alimentation en circuits courts et bio. La situation de cette crise à l’origine sanitaire est, comme en toute période de crise, une opportunité unique de réfléchir et de penser l’avenir différemment.

Si jamais cette rentrée avait bien lieu malgré toutes nos recommandations, ne serait- il pas judicieux de faire appel aux restaurants et producteurs locaux  pour les repas des enfants à l’école afin de repartir du bon pied ? Puisque notre économie locale est en difficulté, cela serait un signal encourageant et positif pour l’avenir de nos entreprises et commerçants locaux.

Nous rappelons que la liste « Epinal ouverte sur l’Avenir » est à l’origine de cet appel et nous restons sur l’idée que cette « relance » scolaire nous paraît hâtive. Nous pensons au contraire qu’il faut mettre en place un plan ambitieux afin d’organiser et anticiper l’ « après » tant au niveau économique que scolaire de façon intelligente et responsable.

Dans ce cadre, nous réitérons notre demande à Monsieur Le Maire de ne pas rouvrir les écoles massivement tant que nous sommes en zone rouge.

Transports :

Monsieur le 1er adjoint, chargé des transports urbains encourage les spinaliennes et spinaliens à prendre les deux-roues pour circuler, c’est très bien. Mais le souci est que les pistes cyclables à Epinal ne sont pas suffisantes et peu sécurisées. La municipalité actuelle a-t-elle prévu des aménagements rapides ? »

La liste Epinal ouverte sur l’Avenir

epinal-ouverte-pour-l-avenir"Les 22 écoles de la ville d’Epinal devraient rouvrir le 13 mai,  soit 122 classes, ce qui correspond à 2700 élèves. Nous sommes en « zone rouge «  et nous allons le rester jusque fin mai. Nous persistons à dire qu’envoyer nos enfants à l’école dans ces conditions est très risqué. Nous suivons l’avis du conseil scientifique qui est à même d’évaluer les risques et qui s’était opposé à cette réouverture prématurée. Certaines conditions du protocole sanitaire concernant notamment les plus petits sont irréalisables : Les enfants devront se tenir à 1m les uns des autres, entre chaque table, sans se toucher, sans jouer les uns avec les autres, tous les jeux et jouets seront interdits, les enfants ne pourront pas s’échanger d’objets, crayons, stylos, feuilles. C’est l’essence même d’un enfant qui est en cause,  cette situation serait intenable. Les enseignants seraient aussi exposés inutilement au virus car contrairement aux soignants, ils ne sont pas dans l’obligation de le faire. Les personnels de nettoyage seraient  également exposés inutilement aux virus. Est-ce bien raisonnable de mettre autant de personnes en danger pour un bénéfice aussi aléatoire et incertain et un retour le plus rapide possible au modèle économique d’ « avant ». Saluons la sage décision des 33 maires « bons élèves » responsables qui n’ouvriront pas leurs écoles la semaine prochaine dont Capavenir. A Remiremont, les petites et moyennes sections ne reprendront le chemin de l’école car le protocole est inapplicable. Le retour des enfants à l’école se fera sur la base du volontariat, de ce fait, nous savons d’ores et déjà que les enfants en décrochage et donc ceux qui ont le plus besoin de soutien scolaire ne seront pas présents, ce qui nous amène à dire que cela ne changera rien aux inégalités entre élèves. Une question reste en suspens, pourquoi les collèges et les lycées n’ouvrent ils pas avant les écoles maternelles et élémentaires alors que les collégiens et lycéens sont à même d’effectuer les gestes barrières ? Nous le savons maintenant, c’est uniquement pour des raisons purement économiques. En Allemagne et au Luxembourg, selon toute logique, les universités, lycées et collèges ouvrent avant les écoles. Chaque école d’Epinal aurait son organisation bien à elle, certaines fonctionneraient en alternance un jour sur deux, une autre une semaine sur deux et les dernières en demi-journées. Pour les parents dont les enfants reprendraient les cours à partir du 13 mai ainsi que pour les employeurs, cela serait un vrai casse-tête : Les parents ou « le parent » dont l’enfant irait à l’école en demi-journée, un jour sur deux ou une semaine sur deux  devrait demander à son patron de travailler en demi-journée, 1 semaine sur deux ou un jour sur deux selon les écoles. Même en temps de confinement, cela paraît compliqué, voire impossible pour un employeur de mettre en œuvre une telle organisation dans son entreprise. En toute vraisemblance, il serait  préférable de continuer jusqu’aux vacances sur le modèle actuel avec des professeurs volontaires pour faire cours aux enfants de salariés soignants et aux autres. Les autres élèves continueraient à faire leurs cours et devoirs à la maison et une attention particulière serait apportée aux élèves en difficulté. Nous intégrerions  les élèves en situation de handicap dans le dispositif qui d’ailleurs ne figurent pas dans le plan de rentrée de la municipalité. Toute cette énergie déployée à la vue d’une très, très légère accélération de la reprise de la « sacro-sainte économie » vaut-elle le coup d’être engagée ? Ne devrions-nous pas profiter de ce ralentissement de nos vies et de cette énergie pour nous poser les bonnes questions : voulons-nous réellement revenir à la vie d’avant ou au contraire profiter de cet instant pour redéfinir les priorités tant pour notre économie que pour nos besoins personnels et collectifs ? Nous pourrions par exemple penser dès maintenant à l’après et commencer à le mettre en place notamment en terme d’alimentation en circuits courts et bio. La situation de cette crise à l’origine sanitaire est, comme en toute période de crise, une opportunité unique de réfléchir et de penser l’avenir différemment. Si jamais cette rentrée avait bien lieu malgré toutes nos recommandations, ne serait- il pas judicieux de faire appel aux restaurants et producteurs locaux  pour les repas des enfants à l’école afin de repartir du bon pied ? Puisque notre économie locale est en difficulté, cela serait un signal encourageant et positif pour l’avenir de nos entreprises et commerçants locaux. Nous rappelons que la liste « Epinal ouverte sur l’Avenir » est à l’origine de cet appel et nous restons sur l’idée que cette « relance » scolaire nous paraît hâtive. Nous pensons au contraire qu’il faut mettre en place un plan ambitieux afin d’organiser et anticiper l’ « après » tant au niveau économique que scolaire de façon intelligente et responsable. Dans ce cadre, nous réitérons notre demande à Monsieur Le Maire de ne pas rouvrir les écoles massivement tant que nous sommes en zone rouge.

Transports :

Monsieur le 1er adjoint, chargé des transports urbains encourage les spinaliennes et spinaliens à prendre les deux-roues pour circuler, c’est très bien. Mais le souci est que les pistes cyclables à Epinal ne sont pas suffisantes et peu sécurisées. La municipalité actuelle a-t-elle prévu des aménagements rapides ?" La liste Epinal ouverte sur l'Avenir



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