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mardi 19 nov 2019
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Pauvreté dans les Vosges : une précarisation continue des familles 7000 personnes accueillies par le Secours Catholique des Vosges

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photographie d'illustration

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En 2018, les 700 bénévoles du Secours Catholique des Vosges ont rencontré plus de 7 000 personnes dans les lieux d’accueil et d’activité des 37 équipes locales et thématiques du département. 

Le Secours Catholique-Caritas France publie comme chaque année son rapport statistique sur l’état de la pauvreté en France. Ce rapport est basé sur les statistiques réalisées en 2018 qui concernent 1,35 million de personnes que l’association rencontre et accompagne individuellement et collectivement. Il permet de prendre la mesure des facteurs de pauvreté et de voir les évolutions des situations en France.

En 2018, les 700 bénévoles du Secours Catholique des Vosges ont rencontré plus de 7 000 personnes dans les lieux d’accueil et d’activité des 37 équipes locales et thématiques du département.

2% des ménages rencontrés en 2018 sont des familles avec enfants

La tendance des dernières années, qui pose le constat d’une précarisation continue des familles, se confirme : 62% des ménages rencontrés en 2018 sont des familles avec enfants, parmi eux, la part de familles monoparentales reste importante (44%) et met en lumière les difficultés engendrées par une séparation, synonyme de baisse de revenus et de fragilité, un gros tiers de ces familles ont trois enfants et plus. Mis en perspective avec les autres statistiques, ce constat révèle non seulement les difficultés matérielles générées par cette composition familiale, mais également toutes les autres problématiques auxquelles ces ménages doivent faire face (vie sociale, accompagnement des enfants dans leur scolarité, équilibre familial, épuisement des parents…)

« Un tiers des personnes qui frappent à nos portes sont touchées à des degrés divers par la solitude, déclenchée par un éloignement de leurs proches (famille, amis) ou faisant suite à une séparation ou un divorce. On sait par ailleurs que seulement un tiers des personnes accueillies disent participer à des activités collectives. » explique le secours Catholique des Vosges.

La précarité économique reste synonyme d’isolement, d’exclusion, alors même que chacun a envie de contribuer à la société, de mobiliser ses talents, et ce quelle que soit sa situation. C’est la condition nécessaire pour permettre à chacun de devenir acteur de son développement.

Un niveau de ressource stable et très faible

En 2018, 96% des personnes rencontrées vivaient en dessous du seuil de pauvreté (1 026€ par mois pour une personne seule) et 64% en dessous du seuil de grande pauvreté (684€ par mois pour une personne seule).
Au-delà des clichés sur le prétendu confort des personnes qui vivent des revenus de transfert, notons que les minimas sociaux ne permettent à un bénéficiaire que de survivre, pas réellement de sortir de la pauvreté, et ne leur permet surtout pas de faire face au moindre aléa de la vie.

Dans sa politique sur les aides financières, le Secours Catholique insiste sur la nécessité d’aider plus significativement les personnes qu’il accompagne en ciblant des aides financières qui ont un impact décisif sur leur parcours ; c’est à dire pour les aider à financer un projet ou dépasser une difficulté passagère susceptible d’entraîner des réactions en chaîne.

Des logements… et des dettes

Avec un taux de 80% (au-dessus de la moyenne nationale), la part de personnes disposant d’un logement stable est satisfaisante. Parmi elles, seulement 42% sont logées dans le parc social. 37% sont par ailleurs logées dans le parc privé, avec, au regard de leur niveau de ressources, des préoccupations liées aux types de logement, leur état, leurs performances énergétiques…

On peut évidemment mettre ce chiffre en perspective avec les ménages endettés (38% des ménages) dont les dettes concernent dans 90% des cas le logement (loyer, énergie…).

De plus en plus de personnes exilées

Représentant 33% des personnes rencontrées, la part des personnes étrangères est en forte augmentation. Cette proportion est bien entendu inégale selon les équipes locales dont certaines sont davantage concernées. Contrairement aux idées reçues, 84% de ces personnes maîtrisent la langue française.
La part de personnes déboutées du droit d’asile et/ou sans papiers a représenté en 2018 26% des personnes exilées rencontrées.

Parallèlement, la publication de ce rapport marque le commencement de la Campagne de Fin d’Année d’appel aux dons et de mise en lumière des actions entreprises par nos acteurs tout au long de l’année.

L’association Okup, partenaire bangladais du Secours Catholique à l’international et spécialisée dans l’accueil et l’accompagnement des migrants depuis 2004 au Bangladesh. L’association protège et promeut les droits et la dignité des travailleurs immigrés.

C.K.N.




4 réactions sur “Pauvreté dans les Vosges : une précarisation continue des familles

  1. Seb

    Peut-on réellement qualifier de pauvres les ménages endettés ? Car si pauvreté il y a ça n’a rien à voir avec d’autres cas. Comment plaindre des personnes qui ont multiplié les crédits à la consommation pour vivre au dessus de leurs moyens et qui viennent ensuite pleurer misère parce qu’elles ne peuvent plus payer et ne veulent rien lâcher : étude des enfants, voitures, vacances etc…
    Avant d’acheter tout et n’importe quoi réfléchissez et ne comptez pas sur la communauté pour payer vos dettes.

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    1. Staine

      Vous êtes lamentable ds vos propos on voit surtout que vous ne côtoyé pas le peuple qui se mobilise depuis un an pour un avenir et devenir meilleur . Savez vous sue certains mangent à credit au moins ?ils se privent de tout mais vous êtes dans votre monde d’égoïsme. Vous n’avez aucun respect c’est triste ☹️

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  2. Denis GJ

    Et pendant ce temps là les « bien sous tous rapports » traitent les Gilets Jaunes et leur mouvement de tout les noms, mais bon, diviser pour mieux régner étant le cheval de bataille de macaron (ainsi que de ses prédécesseurs) pour protéger ses copains les nantis, cette situation ne risque pas d’évoluer dans l’immédiat.

    Bravo Seb, quelle analyse de la situation … sidérante !!! Continuez à boire les paroles des petits soldats de l’exécutif, dans peu de temps la réalité vous explosera à la figure ! Ce n’est plus qu’une question de temps …

    Bon Dimanche

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