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mardi 22 oct 2019
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« From glaciers with love » : une expo qui alerte sur la fonte des glaciers

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Visuel : Passing Banquet , Galerie Municipale de Vitry sur Seine, 2019 © photograhie : Mirela Veronica Popa

Visuel : Passing Banquet , Galerie Municipale de Vitry sur Seine, 2019 © photograhie : Mirela Veronica Popa

La Lune en parachute d’Epinal propose une nouvelle exposition. « From Glaciers with Love » alerte sur la fonte des glaciers. Une exposition engagée, ponctuée de performances fortes de l’artiste.

Promesse d’amour ou de déclaration glaciale ? From Glaciers With Love allie photographies, photogrammes, performances, aquarelles et installations autour d’un sujet : la glace. L’exposition de rentrée From Glaciers with Love débutera ce vendredi 20 septembre à la Plomberie d’Epinal.

L’eau est un des éléments inhérent et source principale de la vie, mais qui représente ici la lente agonie des glaciers partout dans le monde. Les glaciers, dans leur histoire millénaire, ont vécu plusieurs épisodes naturels de croissance et de retrait. Seulement aujourd’hui, s’ils ne font que se réduire à vitesse constante cela n’est pas dû à un épisode naturel mais au réchauffement climatique qui prend de plus en plus d’ampleur à mesure que le temps passe…

Anna Katharina Scheideger met en avant notre propre contradiction, entre gravité et poésie, elle s’empare d’un sujet d’actualité : la glace et sa spécificité d’être éphémère, d’autant plus lorsque l’on sait que les Alpes perdent 1% de leur masse par an… La sphère scientifique et les spécialistes ne cessent de tirer la sonnette d’alarme : « A ce rythme là, le glacier de Bionnassay, comme l’ensemble des glaciers en dessous de 4000m d’altitude, est amené à disparaître avant la fin du 21ème siècle. »

Anna Katharina Scheidegger traite ces sujets graves avec une très grande sensibilité, avec un goût de l’immense et de la beauté: « Ce qu’on voit sur mes images c’est la mort, des têtes, des yeux fermés. Malgré tout cela il y a quelque chose qui résiste ; l’intérieur de la tête c’est un symbole de la pensée, de la tendresse, c’est un signe d’espoir. C’est ce qui nous reste : on peut avoir une vision du monde purement scientifique, analytique, on ne survit pas. Je pense que nous, les êtres humains, nous avons profondément besoin d’un mystère ou d’un espoir, d’une fleur dans la tête. »

Elle capte le fugitif et l’éphémère dans un inventaire fantasque de l’ordre de l’infini, une lutte en dehors de l’échelle humaine, pour nous faire réfléchir à l’avenir, pour que nous puissions garder une trace de ces glaciers voués à disparaître au cours des prochaines années.




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