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mercredi 28 oct 2020
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Urgences d’Epinal : insultes, crachats, coups de poing, gifles… les agents réclament un agent de sécurité en semaine

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greve-hopital-epinal (15)Les urgences d’Epinal sont en grève depuis plusieurs semaines. Quatre agressions ont eu lieu en quatre nuits aux urgences de l’hôpital d’Epinal. Les agents sont en colère, ils réclament la création d’un poste d’agent de sécurité la semaine. 

greve-hopital-epinal (17)Des insultes, des crachats, des coups de poing, des gifles… Les agents des urgences d’Epinal ne se sentent plus en sécurité. Quatre agressions ont eu lieu en seulement quatre nuits depuis lundi dernier. Le personnel soignant tire la sonnette d’alarme. Ce vendredi matin, ils ont réactivé leur piquet de grève afin de dénoncer le climat sécuritaire qui se dégrade.

« des insultes, des crachats, des menaces, des coups »

« Il y a différentes agressions : des insultes, des crachats, des menaces, des coups… Le mouvement est à la fois local et national. Les hôpitaux ont été maltraités ces dernières années. On a fermé des lits, augmenté le temps d’attente et cela participe à l’augmentation des violences de la part des patients » explique Frédéric Faust, délégué CGT de l’hôpital d’Épinal. Certains sont même en arrêt de travail.

greve-hopital-epinal (29)Les représentants des salariés demandent à leur direction la création d’un poste d’agent de sécurité la semaine dédié à la gestion de ces incident. « Le mouvement de grève a débuté depuis 8 semaine et l’un des motifs était la demande de création d’un agent de sécurité la semaine. Jusqu’à présent la direction n’a pas entendue nos demandes. » poursuit le syndicaliste de l’hôpital d’Épinal.

Pas de refus de la direction

Le directeur adjoint de l’hôpital Henri Mennecier a assuré que la direction n’avait pas refusé la création d’un poste. Un agent de sécurité est déjà présent le week-end depuis près d’un an. « C’est une décision qui relève du directeur qui doit rencontrer lundi prochain les organisations syndicales. on n’a pas dit non et nous avons entendu la demande » explique Henri Mennecier.

Le directeur de l’hôpital Éric Sanzalone, en vacances ce vendredi, devrait aller à la rencontre du personnel des urgences lundi.

Le frein reste budgétaire. Le coût annuel pour l’établissement d’un agent de sécurité présent le week-end est de 70 000 euros.

Un mot de soutien a été publié sur la page facebook Y’a Urgence

« Y’a Urgence. souhaite à notre collègue un prompt rétablissement. Tout notre soutien pendant ces moments qui ne devraient pas exister……. 

Quand est ce que nous pourrons aller travailler sans avoir peur de se faire agresser ??

Quand est ce que le matin, en quittant notre poste, nous pourrons rentrer sereinement à la maison sans avoir à passer par la case « police » pour porter plainte…??

Usés par cette violence…ce manque de respect…

Et certains osent se poser la question de la dangerosité de notre métier ?? Nous ne devons pas vivre dans le même Monde… »

C.K.N.

 




10 réactions sur “Urgences d’Epinal : insultes, crachats, coups de poing, gifles… les agents réclament un agent de sécurité en semaine

  1. Chouki

    Des « chances pour la France » et des « vivre semble » ?
    Se déplaçant en meutes avec quelques associations de familiers soumis locaux qui couvrent les délits et les violences face aux forces de l’ordre ?
    Oui ? Ceux là ?
    C’est une question.

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  2. LM88

    Les gens qui agressent le personnel médical des urgences ne sont pas si malades que ça. Leur place est donc dans une cellule, en garde à vue au commissariat puis dans une autre cellule, en prison !
    Avec une forte amende à la clé, dont le montant devrait être versé sur le salaire des urgentistes.
    Ras-le-bol de la clémence des tribunaux, avec des ‘rappels à la loi’ débiles et des peines qui ne sont même pas appliquées.

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    1. à ke kuku c'est joni.

      ils savent pertinemment que la justice française faute de moyens est impuissante ( manque de place en prisons,de magistrats,de policiers ).

      La solution est donc de les impacter sur les aides sociales.
      Absolument aucune raison que notre démocratie molle continue à donner du fric et des prestations sociales à des gens qui nous crachent au visage et dont certains haïssent la société française.
      Il existe bien un permis à point pour nous autres les pimpims.
      Mettons donc en place un permis à points de bon comportement citoyen.
      Et tant qu’à faire dans même temps, établissons le coût financier de ces voyous pour la société ( RSA, CMU, chomdu, allocs familiales et logements, HLM ou pas , prime énergie, prime de noël, prime de rentrée scolaire, frais de justice, et j’en passe.. )

      répondre
      1. Boopie

        « ils savent pertinemment que la justice française faute de moyens est impuissante ( manque de place en prisons,de magistrats,de policiers ). »

        La justice c’est la justice les policiers et gendarmes sont les forces de l’ordre. Il y a souvent un manque de moyens des forces de l’ordre peut-être aussi de la justice.
        Mais lorsque la Police arrête un voyou elle fait son travail ensuite le dossier arrive bien à un moment donné sur le bureau d’un « justicier » (plus ou moins tardivement…) et c’est là que peut-être tout n’est pas fait pour sanctionner et sévir. En quoi une peine plus sévère va t-elle prendre plus de temps au « justicier » ?
        Qu’on m’explique pourquoi les « justiciers » sont aussi laxistes parfois réduisant ainsi presque à néant le travail des forces de l’ordre.

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        1. Houlà.

          Les « justiciers » font presque tous partie du syndicat de la magistrature ( à gauche toute ) .
          Chez eux le laxisme et la tolérance ( cette dernière est la mère de tous les maux que nous connaissons ) sont élevés en religion.

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  3. inès

    l’augmentation de la violence du fait des patients et de leurs familles dans les services d’urgence des établissements de santé est stimulée par un sentiment de frustration et d’insatisfaction vis-à-vis de la rapidité de prise en charge, pour des soins considérés comme urgents et de l’exigence d’y avoir droit en priorité.
    Il importe que chaque hôpital concerné puisse se doter d’un véritable projet global comportant les réponses possibles à différents niveaux : formation des personnels, organisation du travail, accueil des usagers, prise en charge des victimes, sécurisation des lieux.
    source pour + d’infos ; Prévention de la violence externe au travail ; http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/intervenants-en-prevention-des-risques-professionnels/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=195&dossid=158

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    1. à ke kuku c'est joni.

      Non.
      La plupart des violences sont commises par une catégorie de gens qui ne respectent pas notre pays.
      Ils ne sont là que pour les aides sociales.
      Et nous sommes encore assez cons pour continuer à les subventionner.
      Donc aucune raison pour qu’ils arrêtent.

      répondre
    2. houlà.

      La bien pensance et la course au confort et à l’argent nous a conduit à une société dégénérée.

      Les voyous agissent maintenant en quasi impunité.
      La société assiste des personnes sans rien demander en échange.
      Les bas salaires n’ont pas plus que certains assistés.
      Les classes moyennes payent pour tout le monde.
      Les régimes spéciaux pullulent
      Les politiques se comportent comme si 1789 n’avait pas existé.

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  4. Bap

    Les urgences devraient être réservées aux urgences.
    Ils devraient refouler toute demande non urgente ou la faire payer.
    C’est pour cela qu’il y a aussi un problème les vraies urgences attendent faute de personnel parce que des profiteurs viennent pour ne pas payer. Et bien sûr ce sont ces mêmes profiteurs qui foutent ma merde lorsque ça ne va pas assez vite.

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