Search
lundi 16 sept 2019
  • :
  • :

Pour une meilleure intégration des réfugiés dans les Vosges

image_pdfimage_print
photographie préfecture des Vosges

photographie préfecture des Vosges

Dans le cadre de la Journée Mondiale des Réfugiés, le Préfet des Vosges, a présidé hier le Comité de Pilotage plénier de l’action globale pour l’intégration des réfugiés dans les Vosges, en préfecture. 

Dans les Vosges au 31 décembre 2018 on dénombrait 316 réfugiés dont 109 ont obtenu le statut en 2018. Depuis le début de l’année 2019 on en compte 57 selon la préfecture des Vosges.

Ce mercredi, les associations, opérateurs et services de l’État, ont pu présenter toutes leurs actions menées ou leurs projets pour le département, en terme d’accès au logement, d’apprentissage de la langue et d’accès à l’emploi, qui permettent une meilleure intégration des réfugiés.

Cas particulier des réinstallés : 20 familles dans les Vosges

Avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la France a pris des engagements forts à l’attention des réfugiés syriens et subsahariens qui vivent des drames humains. Ainsi dans la pleine application de la Convention de Genève du 28 juillet 1951, ce sont 10 000 femmes, hommes et enfants que le pays s’est engagé à accueillir et intégrer au sein de la société française. Ce programme dit de « réinstallation » permet à des personnes d’arriver en France en disposant immédiatement du statut de réfugié, sans avoir à effectuer une demande
d’asile, celle-ci étant instruite par les services consulaires français à l’étranger. Dans les Vosges on compte 20 familles de réinstallés.

Actions engagées dans les Vosges pour l’intégration des réfugiés

Un pilotage départemental est mis en place avec la définition d’objectifs et de moyens. Y participent les services de l’État, les opérateurs chargés par l’État de la gestion des centres d’accueil des demandeurs d’asile (FMS, ADOMA et COALLIA), les bailleurs sociaux, les acteurs du service public de l’emploi (Pôle emploi et missions locales), les associations chargées par l’État de l’organisation de modules d’apprentissage du français, et tout autre intervenant pouvant engager une action en faveur de l’intégration des réfugiés et étrangers en situation régulière.

Au total, l’État à travers le BOP 104 « Intégration et accès à la nationalité française » consacre 310 360 euros au financement d’actions d’intégration des réfugiés.

Un suivi attentif des contrats d’intégration républicaine (CIR) signés avec l’OFII : leur signature déclenche le parcours d’intégration et la nécessité de satisfaire de manière cohérente les 3 objectifs suivants.

En 2018, 254 personnes ont signé un CIR dans notre département. L’État finance un poste de chargé de mission auprès de chaque association pour poursuivre l’accompagnement des personnes obtenant le statut de réfugiés avant, pendant et après leur départ du CADA.

L’amélioration de la maîtrise de la langue française

Des formations sont prévues dans le cadre du CIR. Des modules supplémentaires sont financés en 2019 à hauteur de :
– 39 159 euros confiés à des acteurs associatifs pour l’apprentissage de la langue française dans
les quartiers ;
– 60 000 euros pour la FMS au bénéfice des réfugiés issus de son CADA.

L’accès à l’emploi

Priorité pour l’intégration des réfugiés, cette action se décline en 3 temps :
– dès l’obtention du statut de réfugié, les gestionnaires de CADA doivent obtenir à son bénéficiaire un rendez-vous chez Pôle emploi, pour un bilan de compétence ;
– la création de modules d’apprentissage du français professionnel, confiés à l’association Envie d’Agir Grand Est, pour un montant de 18 265 euros et Retravailler Lorraine pour un montant de 19 000 euros.
– la création d’un parcours d’accompagnement des réfugiés dans l’emploi, confié à FACE Vosges pour 40 000 euros en 2019.

L’accès au logement et aux droits sociaux

La mobilisation des missions locales permet aux réfugiés de moins de 25 ans, non bénéficiaires du RSA, d’intégrer la Garantie jeune, et ainsi de profiter d’un parcours d’intégration globale.

En 2019, un appel à projets a été organisé afin de créer 2 000 places supplémentaires de Centre Provisoire d’Hébergement au niveau national. Ces places sont conçues pour permettre aux réfugiés ayant obtenu leur statut dans de brefs délais, sans que leur présence en France ait été suffisante pour que leur intégration soit suffisamment engagée pour leur permettre d’y vivre de manière autonome.

En local, trois projets ont été déposés et étudiés par une commission de sélection qui s’est tenue le 13 juin, pour la création d’un CPH de 35 places qui pourrait ouvrir d’ici le 1 er octobre. Le classement établi par la commission sera transmis au ministère de l’intérieur par la préfecture de Région, la décision du ministère devrait parvenir à la préfecture de département au plus tard en septembre.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.