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mercredi 13 nov 2019
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Déconstruction de l’usine d’incinération de Rambervillers, un chantier vert

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Démantèlement et dépose de la partie supérieure du laveur

Démantèlement et dépose de la partie supérieure du laveur

La première phase du chantier de transformation de l’usine d’incinération de Rambervillers en une Unité de Valorisation Energétique s’achève en juillet prochain. Cette étape, consacrée au démantèlement de l’ancienne installation, a été opérée de façon à réduire sensiblement l’impact environnemental du chantier grâce au tri et à la valorisation de ses déchets.

Évodia a confié à SUEZ une délégation de service public pour la construction et l’exploitation de FENIIX, Unité de Valorisation Energétique qui remplacera l’actuelle usine d’incinération de déchets de Rambervillers. SUEZ coordonne l’ensemble des travaux de déconstruction, reconstruction et modernisation qui se déroulent jusqu’en 2021.

Les déchets du chantier triés et valorisés

Pour limiter autant que possible les impacts environnementaux du chantier, les travaux de démantèlement ont été conduits selon un principe de déconstruction sélective. Cette solution permet de qualifi er et quantifi er les fl ux de produits et de matières issus de la déconstruction et d’évaluer leur potentiel de réemploi, réutilisation et recyclage au niveau local. Ainsi, depuis le début du chantier, les diff érents matériaux issus de la déconstruction ont été triés et valorisées :

-230 tonnes de briques et bétons réfractaires, composant les fumisteries des fours -chaudières sont traités dans l’installation de stockage des déchets industriels spéciaux de Jeandelaincourt,

– 9,9 tonnes de matériaux d’isolation, classés comme Déchets Industriels Banals, sont centralisés à Epinal où ils sont mis en balle puis acheminés vers l’installation de stockage des déchets non dangereux de Villoncourt,

-0,8 tonne de déchets industriels spéciaux, qui rassemblent des conduits et les dispositifs plastiques du laveur, est envoyée en pré-traitement à Amnéville puis incinérés ou enfouis selon la nature du déchet,

-170 tonnes de métaux (conduits, morceaux de fours ou chaudières, tôles de protection du calorifugeage, réseaux divers, charpente) ont été récupérées. Centralisés à Golbey, ils sont ensuite acheminés sur des sites de ferrailleurs afin d’y être triés, broyés et compactés pour être valorisés en usines de refonte de métaux.

Cette déconstruction sélective est orchestrée par un coordinateur de tri qui est en charge de la gestion des flux entrants et sortants du chantier. Il contrôle l’intégralité du process, de l’identification des flux et leur tri sur le site du chantier jusqu’à leur valorisation. Cette approche permet aussi de renforcer la sécurité du chantier grâce à la cartographie précise réalisée en amont des travaux et à l’identification de tous les flux. Les travaux de déconstruction sont assurés par Xardel, avec une équipe 100 % vosgienne.

Un chantier qui dynamise l’emploi local

Au total, 100 personnes seront mobilisées sur le projet pendant plus de 2 ans, dont près de la moitié sera issue du bassin d’emploi vosgien. Ce sont principalement des entreprises locales qui interviennent : Peduzzi, (Fresse-sur-Moselle), Bâtiment Service (Capavenir Vosges), Chaudronnerie de la Plaine (Padoux). CNIM, l’un des premiers constructeurs d’usines au monde et leader français dans son secteur, s’est quant à elle engagée à réaliser 2,5 millions d’euros d’achats dans les Vosges. Le budget total des travaux s’élève à 66 millions d’euros, répartis entre la modernisation de l’U.V.E, (62,5 millions d’euros) et la création du réseau de chaleur urbain- (3,6 millions d’euros).

FENIIX : une Unité de Valorisation Energétique pour incinérer les déchets des Vosgiens

FENIIX aura une capacité adaptée à la baisse prévue du volume des déchets d’ici 2020 et tout au long des 25 années d’exploitation : celle-ci passera de 91 000 à 77 000 tonnes /an. SUEZ va substituer aux trois fours existants un équipement plus efficace permettant d’accroître significativement les performances énergétiques et environnementales de l’usine. Avec une seule ligne d’incinération et 15 % de tonnages en moins, l’usine augmente de 46 % sa performance énergétique (passant de 54 % aujourd’hui, à 79 % demain).Grâce à une performance énergétique et environnementale accrue, le prix de la tonne de déchets incinérés sera considérablement réduit, engendrant des économies substantielles. Cette logique de valorisation est complétée par la création d’un réseau de chaleur urbain (7 GWh par an) qui permettra de réutiliser la chaleur de l’usine pour l’alimentation en énergie d’autres activités. Les travaux ont d’ailleurs débuté en mai dernier pour une mise en service en mars 2020.




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