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jeudi 27 juin 2019
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CFDT Santé sociaux 88 : il est urgent d’agir pour les urgences la CFDT dénonce la désorganisation de l'offre de soins

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P1510856Ce mardi matin, les agents de l’hôpital Émile-Durkheim d’Épinal sont en grève. La CFDt Santé sociaux dénonce la désorganisation de l’offre de soins. 

P1510858Fermetures de lits, difficultés d’accès aux soins et personnels en sous-effectifs… Pour la CFDT Santé-Sociaux, « le mouvement de grève qui traverse les urgences n’illustre que la partie immergée de l’iceberg. selon les établissement, la situation peut varier mais la souffrance est bien réelle et doit être entendue ».

Patricia Hacquard, secrétaire générale du syndicat CFDT santé-sociaux 88 a d’ailleurs interpellé dans une lettre le directeur de l’hôpital sur les conséquences du contrat de performance mis en application au centre hospitalier Emile Durkheim d’Epinal, « sans ouverture de dialogue social ».

Contrat de performance : « il ne fait que contribuer à la destruction du système de santé dans les Vosges »

« Ce contrat de performance, nous vous le rappelons correspond uniquement à un besoin économique sans s’appuyer sur les besoins du territoire et donc des usagers comme le préconise le Président de la république dans un courrier du 11 mars 2019 au Président du Conseil départemental relatif au Plan Santé Vosges » explique dans sa lettre Patricia Hacquard.

Pour la secrétaire générale du syndicat CFDT santé-sociaux 88, « l’élaboration du contrat de performance et son application ne fait que contribuer à la destruction du système de santé dans les Vosges ainsi que la dégradation des conditions de travail pour le personnel ».

Des propositions

La CFDT des Vosges a rencontré le 6 juin dernier le directeur de l’hôpital d’Epinal au sujet de la situation au sein des urgences. « Nous lui avons demandé quelles dispositions il comptait prendre afin de soulager et aider le personnel. Il nous a fait plusieurs propositions : recruter un brancardier la nuit sur les urgences semaine et week-end, recruter un cadre sur un poste de Bed-Manager, faciliter le départ des patients vers les services de soins, pérenniser le poste de l’agent de sécurité le week-end. » explique la secrétaire générale du syndicat CFDT santé-sociaux 88.

« Il est urgent d’investir humainement et financièrement »

Pour la CFDT Santé-Sociaux, c’est l’hôpital dans son ensemble qui doit bénéficier de moyens, et pas seulement le service le plus exposé de celui-ci. « Il est urgent d’investir humainement et financièrement dans l’hôpital public comme le demande depuis des années la CFDT Santé-Sociaux » explique le syndicat.

Une enquête pour recueillir l’avis des vosgiens

La CFDT des Vosges a fait une enquête pour recueillir l’avis des vosgiens sur l’offre de soins dans le département. Vous pouvez participer à l’enquête sur le site : Bit.ly/santévosges 

C.K.N.




5 réactions sur “CFDT Santé sociaux 88 : il est urgent d’agir pour les urgences

  1. bob le preux.

    Ce sont les conséquences d’un pays qui a cru pouvoir rouler en Porsche alors qu’il n’avait les moyens que de rouler en Peugeot.
    Et à vouloir distribuer au vent ce que l’on a pas, nous finirons tous en Dacia ou à pied.

    L’incurie des différents ministre de la santé depuis 45 ans envers la médecine générale est aussi une des causes première de ce merd… dans les services d’urgence ( et ce n’est que le début…).

    D’après les spécialistes, un médecin généraliste fait le travail de 3 médecins hospitaliers….
    Donc :
    Pendant les 5 premières années, plus de libre installation pour les jeunes médecins.
    Soutenir plus la télé médecine et ouvrons les petites prescriptions aux pharmaciens.
    Et en attendant que la hausse du numerus clausus fasse son effet, essayons de couvrir les déserts médicaux en embauchant d’urgence plus de médecins étrangers.

    Faute de grives, on mangera du merle.

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  2. PierreL

    Attention à ne pas se laisser emporter par les flots d' »informations » qui noircissent à dessein la situation.
    Les urgences connaissent des problèmes, c’est vrai. En cause surtout : la gratuité des soins.
    Mais en cause aussi l’absentéisme des personnels.
    Navrant de constater que les syndicats réclament en priorité une augmentation de 300€/mois. Auquel cas les problèmes des urgences disparaîtraient d’eux-mêmes ? Pour le moins curieux !

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  3. Romuald

    Je me demande par quel miracle les tenants de l’ultralibéralisme parvienne à faire croire à des personnes comme le commentateur précédent, que le service public ne signifie rien. Je me demande où il a vu que les syndicats demandent d’abord de l’argent. Je me demande comment il peut réclamer des soins payants mais dénier aux professionnels l’obtention d’un juste salaire en contrepartie de leur travail. L’argent serait une solution si on en demande aux patients mais qu’on en donne pas aux soignants ? L’individualisme forcené qui ne voit que par son cas personnel est vraiment en train de détruire la société.

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    1. bob le preux.

      Vous travestissez le commentaire de Mr PierreL.
      Il voulait simplement dire qu’augmenter de 300 euros les salaires des personnels n’arrangera pas d’un yota leurs conditions de travail ni les attentes pour les malades.

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