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jeudi 6 août 2020
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Cercle de Silence – « Plus de 1200 migrants sont exilés et accueillis momentanément dans les Vosges » Demain vendredi à partir de 18h sur le parvis de la gare d'Epinal

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(photographie d'archives)

(photographie d’archives)

Demain vendredi, le collectif « Sans Papiers 88 » invitera à nouveau les Déodatiens et les Spinaliens à les rejoindre à partir de 18h, pour former le 122ème Cercle du Silence. A Saint-Dié-des-Vosges, ce cercle se formera sur la place Jules-Ferry en face de l’Hôtel de Ville, avec à nouveau en toile de fond la loi « asile et immigration ».

« À notre connaissance, et à partir de nos contacts locaux, plus de 1.200 personnes migrantes sont exilées ou plus durablement dans le département des Vosges dont : 297 familles, 531 enfants, 180 mineurs isolés, 70 jeunes hommes. 24 nationalités sont représentées au sein des différentes familles concernées »

« Le gouvernement veut distinguer les vrais réfugiés des faux. Parlons donc des soi-disant vrais : Voici Vatche, de nationalité syrienne, qui a vécu à Alep, arrivé en France depuis 3 ans mais pas avec le bon avion, ni avec le bon visa : simplement, comme tant d’autres via la Turquie, la Grèce sur un canot, la Macédoine… Arrivé en France, le voilà enregistré Dublin, ses empreintes étant déposées dans un autre pays européen. Il a réussi à interpeller le président Macron lors de son passage à Saint-Dié-des-Vosges, mais reste toujours sans papiers…

On pourrait penser que les migrants d’Afrique noire, victimes de Daesch, ou d’autres du Soudan ou d’Erythrée, obtiennent rapidement le statut de réfugiés : Certains heureusement oui, mais combien d’autres sont classés Dublin et menacés d’être reconduits en Italie par où ils ont transité au terme d’un périple allant parfois jusqu’à 18 mois via bien sûr la Lybie où ils ont été emprisonnés, torturés, rackettés, pour échapper à la mort en Méditerranée.

Jusqu’à notre dernière énergie nous refuserons cette logique d’exclusion et de marginalisation de ces populations parmi les plus vulnérables. Que ferions-nous si nous étions à leur place ? La fraternité ne se marchande pas ! Continuons à interpeller l’opinion publique et les décideurs en rejoignant le 126ème cercle de silence »




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