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dimanche 17 oct 2021
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Épuisement de la nappe d’eau des GTI : mise au point des autorités

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P1440990Le sujet suscite de nombreuses réactions. Depuis de nombreuses années,  la nappe phréatique des GTI fait l’objet d’un déficit d’eau chronique, ce qui inquiète les associations environnementales.

P1440997Le sujet de la nappe phréatique des GTI (Grès du trias inférieur) « est un dossier difficile » explique le préfet des Vosges, Pierre Ory lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec le conseil départemental et la commission locale de l’eau.

Le déficit d’eau chronique de cette nappe située dans l’ouest vosgien inquiète les associations environnementales.  Des baisses importantes des niveaux d’eau de cette nappe, notamment dans le bassin de Vittel-Bulgnéville-Martigny-lès-Bains, ont entraîné « des mesures spécifiques et progressives » explique Régine Bégel, présidente de la commission locale de l’eau.

Un déficit de 1 million de m3/an

Les associations environnementales ont demandé au Préfet de suspendre l’autorisation de prélèvement de Nestlé Waters. Une demande qu’il a refusé car Nestlé Waters génère 2000 emplois sur le territoire.

Au global, la recharge sur le secteur Sud-Ouest s’élève à environ 2 millions de m3/an pour des prélèvements d’environ 3 millions m3/an, soit un déficit de 1 million de m3/an.

Préserver la nappe, conserver un prix de l’eau attractif et préserver l’emploi industriel

La commission locale de l’eau, instance démocratique est chargée de fixer les objectifs et les grandes orientations. Elle doit trouver des solutions et mettre en place un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE). Quatre principes ont été proposés : atteindre et maintenir l’équilibre de la nappe des GTI en 2021 et reconstituer, à terme, le niveau patrimonial de cette nappe, mais aussi optimiser tous les usagers par des mesures d’économies d’eau. Le SAGE veut aussi satisfaire tous les usages en mobilisant des ressources complémentaires sans détériorer ces ressources et les milieux associés. Dernière proposition : partager les coûts induits par les opérations de substitution de ressource de manière équitable. Nestlé apportera son concours à la solution technique qui sera retenue par le futur maître d’ouvrage et s’engage à prendre en charge le surcoût pour les usagers.

Les quatre principes ont été votés à une large majorité des 42 membres présents ou représentés (sur 46) de la CLE.

« rééquilibrer la nappe, , tout en pérennisant l’alimentation en eau potable des populations »

Maintenant, la CLE va saisir, via le Départemental, la commission nationale du débat public en lui demandant de mandater un garant afin de mener la concertation publique préalable. L’enquête publique sur le SAGE interviendra ensuite, après la concertation publique et la rédaction du SAGE.

« L’objectif est de rééquilibrer la nappe, tout en pérennisant l’alimentation en eau potable des populations et en maintenant l’activité économique du territoire » commente Régine Bégel.

Les consommateurs concernés

Si des scénarios de substitutions ne sont pas trouvés d’ici un an, « l’Etat fixera des objectifs de prélèvements d’eau plus contraignants et cela ne touchera pas seulement les industriels. Les consommateurs seront aussi concernés » explique le Préfet des Vosges.

C.K.N.




3 réactions sur “Épuisement de la nappe d’eau des GTI : mise au point des autorités

  1. Mayaelle

    Le Préfet pourrait réduire les prélèvements dont les citoyens seraient les premières victimes ? Après avoir à payer une installation de pompage avec leurs impôts ? L’affaire est grave car il y a aveuglement sur des méthodes qui s’apparentent à celles de la mafia. Ce n’est pas parce que l’OMC (socialiste) a considéré que l’eau est un bien marchandisable qu’on en fait n’importe quoi. Réduire l’exportation serait déjà plus acceptable !

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  2. Mayaelle

    De plus, quand on compare les bénéfices tirés de leur eau par les villes thermales, on constate une énorme différence entre Vichy par exemple et les villes thermales de l’Est de la France. Nestlé Waters a investi ces territoires plutôt pauvres qui ne demandent que de l’emploi et n’ont pas l’outrecuidance de poser des questions !

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  3. Bruno

    En moyenne 25% de l’eau distribuée est perdue dans la nature, et cela depuis des décennies .
    Il faudrait peut-être commencer par diminuer serieusement ces pertes ?
    De toute façon qui va trinquer, l’usager…
    Cette éventuelle canalisation ne devrait en aucun cas être réalisée au frais du contribuable. Les subventions du conseil départemental, état, région sont nos impôts !
    Pour la non incidence pour l’usager, vous repasserez.
    Le chantage indirect à l’emploi est clair. Cette multinationale n’aura aucun état d’âme à plier bagage le jour où l’eau ne leur sera plus rentable, ou que la nappe sera plus exploitable.
    Il faut que les responsables pensent un peu plus à respecter les ressources naturelles et pensent aux génération futures.

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