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jeudi 26 mai 2022
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Les associations environnementales dénoncent la pollution de la Cleurie par 3 blanchisseurs vosgiens ! Ils ont remis au Préfet des Vosges une pétition

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Les associations environnementales dénoncent la pollution de la Cleurie par trois blanchiments vosgiens. Les représentants de l’association Vosges Nature Environnement ont remis au Préfet des Vosges une pétition pour demander de nouvelles études et une nouvelle réglementation.

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Eric Defranoux, Jean-François Fleck et Christian Villaume de l’association Vosges Nature Environnement

L’association Vosges Nature Environnement est inquiète. On retrouve de nombreux pesticides dans La Cleurie, la rivière la plus polluée de Lorraine, notamment des taux importants de glyphosates. Cette pollution  de la rivière de Gérardmer est liée à l’activité textile et notamment aux eaux rejetées par 3 blanchisseurs.

« Le problème, c’est l’effet cocktail entre les différents polluants » commente Jean-François Fleck, le président de l’association Vosges Nature Environnement. Le glyphosate, principe actif du Round Up de Monsanto se retrouve dans les eaux rejetées des industriels du textile. « Le souci, c’est l’importation des tissus contaminés au glyphosate et autres substances toxiques pour lesquels il n’y a pas de réglementation  actuellement » poursuit-il.

Le prix, l’argument évoqué par les industriels

Mais pour le moment, les industriels font la sourde oreille. « L’argument évoqué par les industriels, c’est le prix de fonctionnement. Ils veulent bien évoluer vers une fibre de qualité et des cotons bio, mais ils ne veulent pas que cela coûte plus cher. Ils disent, « si on investit, on coule » » poursuit le président de l’association Vosges Nature Environnement. Les entreprises textiles se disent coincées. Les clients ne sont pas prêts à payer plus cher pour des cotons bio.

Des moules et des crustacés pour mesurer les substances toxiques

L’agence de l’eau a lancé une nouvelle étude sur trois mois. Ils vont immerger dans des cages des moules et des crustacés pour mesurer les substances absorbées.

Les associations lancent un appel aux élus. Ils ont remis une pétition avec plus de 1000 signatures au Préfet des Vosges pour réclamer de nouvelles études et une nouvelle réglementation.

C.K.N.




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