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samedi 16 nov 2019
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L’art bus fait escale devant la Lune en Parachute L'expo itinérante, de retour sur les routes

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P1350635L’artiste Emyr a investi l’Art Bus. Ce bus qui accueille des artistes était garé sur le parvis de la Lune en Parachute ce mercredi. Comme chaque année, un dossier de candidature a été envoyé à tous les collèges du département Vosgien. L’ART BUS pourra en visiter une quinzaine, donnant la possibilité à 4000 jeunes du territoire d’avoir accès à l’exposition.

Rémy Chabreyrou dit « Emyr », est né en 1983 à  Angoulême, il vit actuellement à Tours. Il a été Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art de Tours en 2010.

Avec une pratique classique de la peinture (sur toile), son travail évolue vers des supports plus légers tel que le papier Kraft, lui offrant ainsi la possibilité de sortir de son atelier et d’intervenir dans l’espace public. Le format de ses peintures, ou de ses personnages moustachus et bedonnants sont le fruit de la culture pop et coloré de sa jeunesse. Abreuvé par la télévision, de dessins animés, de jeux vidéo, de publicités, de skateboard, de politique,…

Derrière un aspect ludique et coloré, son travail joue et dénonce avec humour les écueils de la société de consommation dans laquelle nous vivons. A partir d’un mix de symboles empruntés à cette mémoire « cathodique », dans lesquels nous baignons inconsciemment et dont nous sommes imprégnés !

 

L’œuvre  Point de suspension est un travail qui remet en question, sous un aspect satirique et coloré, la façon dont les images, les slogans publicitaires et politiques envahissent l’espace public.

En reprenant les mêmes codes de communication (image plus texte = message) arrangés à la sauce Street art. L’artiste détourne et se réapproprie certains d’entre eux, issus de la culture et de l’imagerie populaire afin d’exprimer sa propre vision du monde, son état d’esprit et de remettre certaines figures à leur place. Partant du principe qu’un simple mot peut changer le sens de l’image à laquelle il est associé. Et qu’il est donc possible de leur faire dire tout et n’importe quoi. L’artiste ne se prive pas et joue sur le décalage que cela peut produire.

L’œuvre présentée dans le bus est constituée d’une accumulation d’images, ayant chacune un message distinct. Formant ainsi une masse de données mobiles, plus ou moins lisibles au premier regard et dans laquelle le spectateur, bien que familier de ces dernières, devra se déplacer en faisant preuve de réflexion et de curiosité afin de décrypter le sens de chacun des éléments.

L’image en elle-même, consciente d’être une fois de plus manipulée à son insu se résigne au soupir. Et aux points de suspension…

 




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