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lundi 6 déc 2021
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Ce Vosgien restaure les bois les plus précieux

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A l’occasion des journées européennes des métiers d’art, Sébastien Milleville, restaurateur d’objets est revenu sur le déroulement de la campagne sanitaire du musée départemental d’art ancien et contemporain d’Epinal.  

P1270356« On était trois restaurateurs venant des Vosges, de Paris et de Nancy. Pendant cette campagne sanitaire du musée d’Epinal on a analysé l’état des objets avant de les dépoussiérer et de préconiser des futurs traitements contre les insectes » explique le Vosgien.

La campagne sanitaire a duré 7 jours sur le site du musée départemental d’Epinal. 33 objets ont été concernés par la mise en place d’un bilan sanitaire et un bilan structurel d’une partie des meubles constituant la collection du musée, le travail d’analyse a été couplé avec une intervention de dépoussiérage. Il s’agit de meubles, polychromes, d’objets ethnographiques (maquettes, objets anciens de la vie courante), de bois sculpté, de cuivre…

120 heures de restauration

« Pour le musée d’Epinal cela représente 120 heures de restauration. Notre travail nous a permis de détecter des urgences. Les insectes Xylophages se sont attaqués à certains meubles en bois. » commente Sébastien Milleville qui est aussi intervenu pour faire du refixage d’urgence et du dépoussiérage sur des objets fragiles. « Un dépoussiérage sur certains objets peut se montrer délicat. » poursuit le Vosgien. Grâce à sa loupe binoculaire, il va faire les repérages nécessaires avant le décrassage. « On regarde s’il n’y a pas de fragilité » atteste-t-il.

« on manipule énormément d’objets »

P1270369Le restaurateur ne compte pas ses heures. Il peut passer 2 heures sur un petit objet. « C’est un métier passionnant. Lors de campagnes sanitaires, on manipule énormément d’objets avec des problématiques diverses. » Un travail qui fait appel à des connaissances de physique-chimie, d’histoire des matériaux et qui demande beaucoup de rigueur.

Sébastien Milleville a débuté sa formation de restaurateur par trois ans de formation dans l’école entreprise « les compagnons de Walser ». Puis il s’est tourné vers Paris pour enrichir ses connaissances. Après 2 ans au musée des Arts Décoratifs et chez un restaurateur parisien, il décide de passer le concours d’entrée de l’Institut National du patrimoine. Il décroche alors un master de Restaurateur du patrimoine. Il rentre ensuite en Lorraine et s’y installe. Il met toutes ses connaissances des matériaux au profit des Musées de France et des Monuments Historiques mais aussi des propriétaires privés.

C.K.N.




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