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dimanche 18 nov 2018
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Vittel : quelles solutions pour pérenniser la ressource en eau ?

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(Crédit photographique Conseil Départemental des Vosges)

(Crédit photographique Conseil Départemental des Vosges)

La commission locale de l’eau qui s’est réunie ce mardi, sous la présidence de Régine Bégel, a adopté 4 principes afin de combler le déficit d’ 1 million de m3 de la nappe des grès du Trias inférieur (GTI).

Cette nappe est une des principales ressources en eau de la région. Dans les Vosges, elle se situe sur la partie Ouest du département. Aujourd’hui, environ 3 millions de m3 d’eau sont prélevés annuellement dans le secteur déficitaire Sud Ouest de cette nappe (Vittel-Contrexéville-Bulgnéville), alors que la recharge naturelle est de 2 millions de m3. Il y a donc un déficit de l’ordre de 1 million de m3 sur ce secteur. Sur Vittel-Contrexéville-Bulgnéville, les principaux usages de l’eau sont pour moitié domestiques et pour moitié industriels (Nestlé Waters, Ermitage).

Quel est le rôle de la CLE ?

La commission locale de l’eau, chargée de rédiger un SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau) a pour objectif de combler ce déficit.

Comment combler le déficit ?

Après des études menées de 2011 à 2018, la première des priorités mise en avant est de mener des mesures d’économies d’eau. Ces études, ont démontré également que ces mesures d’économies ne suffisent pas à combler entièrement le déficit. Ainsi, des ressources d’eau complémentaires ont été recherchées.

Quatre scénarios ont été élaborés. Ces quatre scénarios finaux répondent tous au même objectif d’apport d’un volume d’eau de 0,5 à 1 million de m3/an complémentaire sur le secteur Sud-Ouest du SAGE GTI. Les quatre scénarios sont évolutifs et proposent des apports d’eau saisonniers afin de minimiser l’impact des prélèvements sur les ressources complémentaires lors des périodes de basses eaux.

4 principes ont été votés. Ils visent à :

  • Atteindre et maintenir l’équilibre de la nappe des GTI en 2021 et reconstituer, à termes, le niveau patrimonial de cette nappe.
  • Optimiser tous les usages par des mesures d’économies d’eau.
  • Satisfaire tous les usages en mobilisant de nouvelles ressources sans les détériorer (Ainsi, la CLE préconise de capter de l’eau dans la nappe des GTI du secteur Sud Est et dans les captages existants de la nappe des calcaires du Dogger. Les travaux potentiels mobiliseront ainsi en premier lieu la nappe des GTI du secteur Sud Est en raison de sa faible vulnérabilité, de sa faible variabilité en termes de qualité et de sa productivité, sans préjudice des ressources actuellement exploitées. Un complément pourrait ensuite être apporté par les captages existants de la nappe des calcaires du Dogger.) Ce sera au futur maître d’ouvrage des travaux de choisir la solution la plus adaptée.
  • Partager les coûts induits par les opérations de substitution de ressource de manière équitable. Nestlé apportera son concours à la solution technique qui sera retenue par le futur maître d’ouvrage et prendra en charge le surcoût pour les usagers.

Régine Bégel, la Présidente de la CLE explique que « ces 4 principes ont été votés à une large majorité des 46 membres de la CLE. Les deux premiers principes ont même été votés à l’unanimité. Ces principes vont permettre de rééquilibrer la nappe, tout en pérennisant l’alimentation en eau potable des populations et en maintenant l’activité économique du territoire. Nous allons donc pouvoir poursuivre l’élaboration de ce SAGE dès l’automne 2018.« 




Une réaction sur “Vittel : quelles solutions pour pérenniser la ressource en eau ?

  1. Mayaelle

    Nestlé Waters qui n’a pas beaucoup investi dans la ville de Vittel, sinon on le verrait comme on le voit à Vichy, se tire à bon compte de son imprévision ! Comment peut on signer un tel accord ! Prélever 1million de m3 au delà de la capacité de recharge de la nappe phréatique n’est pas de sa responsabilité ? Qu’ont fait les élus pour limiter cette folie ?
    Les « travaux de substitution » ou pipeline seront donc payés pour moitié, et très probablement plus, avec les fonds publics soit nos impôts ? C’est totalement inacceptable !

    répondre

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