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dimanche 4 décembre 2016
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La Fédération Française de Cardiologie à la rencontre de ses donateurs

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Fédération_Française_Cardiologie_01Avec près de 2 000 000 euros attribués en 2015, la Fédération Française de Cardiologie – FFC – est, en dehors de l’industrie, le premier organisme de financement de la recherche médicale dans le domaine des maladies cardiovasculaires en France.

Dans le cadre de la Semaine du Cœur, la FFC est allée la rencontre de ses donateurs, en organisant dans différentes régions du pays des réunions permettant à des chercheurs d’expliquer au public les projets qu’ils mènent – ou ont mené – grâce aux bourses de recherche de la Fédération. L’une de ces réunions a eu lieu jeudi dernier dans l’amphithéâtre de l’Institut Lorrain du Cœur du CHU de Nancy-Brabois.

Dans son introduction, le Professeur Etienne Aliot, président de l’Association de Cardiologie de Lorraine, a tout d’abord remercié les donateurs, sans qui ces recherches ne pourraient pas avoir lieu. Rappelant ensuite que l’aide à la recherche cardiologique figure parmi les objectifs statutaires de la FFC, il a également expliqué au public les différentes catégories de bourses existentes – recherche fondamentale ou recherche clinique – et leurs modalités d’attribution.

Il laissa ensuite la parole à 3 chercheurs, qui ont pour leur part présenté l’objet de leurs recherches.

Le Docteur Jean-Marc Sellal travaille sur les connexines. Ces protéines transmembranaires pourraient jouer un rôle dans le « dialogue » entre les cellules myocardiques et les plaquettes, cellules sanguines impliquées dans la formation de caillots. Et l’on sait le rôle important des phénomènes de thrombose dans les pathologies cardiaques tel que l’infarctus. Il s’agit d’un projet mis en oeuvre entre les CHU de Nancy et celui de Bordeaux.

Le Professeur Gerard Heft de Paris a quant à lui présenté son étude sur la durée optimale du traitement anti-plaquettaire après la mise en place de stents intra-coronaires. Ces dispositifs sont introduits dans une ou plusieurs artères du cœur, en particulier après un infarctus. Pour éviter que ces stents ne se « bouchent », les personnes chez qui ils ont été implantés doivent prendre un traitement comportant de l’aspirine et un autre anti-plaquettaire, mais la durée de ce traitement double reste à ce jour discutée.

Enfin, le Docteur Carole Maupain évalue l’intérêt de l’éducation thérapeutique des patients porteur d’un défibrillateur implantable – DAI. Cet appareil est mis en place soit après un arrêt cardiaque, pour en éviter la récidive, soit en prévention dans certaines pathologies, pour en prévenir la survenue. L’objet de la recherche est de savoir si l’éducation thérapeutique, qui a démontré son utilité d’autres pathologies telle que l’insuffisance cardiaque, est bénéfique pour les porteurs de DAI en termes de qualité de vie, voire de survenue des arythmies ventriculaires.

Les réponses à ces questions seront connues dans quelques années.

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