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mercredi 7 décembre 2016
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Le collectif des sans papiers se mobilise Ils dénoncent les incohérences administratives

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(photographies Michel Conraud)

(photographies Michel Conraud)

Le collectif vosgien des sans-papiers, qui s’est doté depuis le printemps d’un support associatif « Asil’accueil 88 », reste mobilisé face aux urgences sociales. Des représentants étaient reçus cet après-midi au siège de la Délégation de la cohésion sociale et de la protection des populations à la Voivre à Epinal.

Si le collectif a décidé de se rassembler devant le bâtiment, c’est pour dénoncer le fait que les familles ressortissantes de la Fédération Médico-sociale voyaient les 4/5 de l’aide versée transformée en carte Carrefour. « Il y a des magasins plus proches et moins chers à proximité des lieux d’hébergement. Comment payer une carte de bus ou des frais de pharmacie pour bébé avec une carte Carrefour ? Et pourquoi la FMS a choisi ce mode de règlement alors qu’ADOMA verse le pécule en liquide. Nous n’avons jamais eu de réponse. » commente Jean-Louis Didelot du Collectif.

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De là, le Collectif a décidé d’interpeller la DDCSPP (« protection des populations ») qui regroupe les différents services de l’État, gestionnaire de l’argent public, sur cette question en pointant un certain nombre de points qui pénalisent les familles.

« Pourquoi la FMS refuse-t-elle depuis l’an dernier de délivrer aux familles des attestations d’hébergement et de ressources pourtant nécessaires partout (CPAM, école, tous dossiers administratifs ou juridiques, restos du cœur…) ? » poursuit-il.

Le Collectif avait rencontré Brigitte Lux et attendait des réponses. « Fin juin nous avons appris que Mme Lux avait quitté le service pour une autre mission. » commente Jean-Louis Didelot.

« Aujourd’hui la situation se dégrade. Des couples et célibataires sont à la rue. Heureusement, les familles avec de jeunes enfants sont jusqu’à présent hébergées. Mais aujourd’hui on annonce aux personnes déboutées qu’on va leur couper les vivres. Une dizaine de familles du foyer de la rue de Cendrillon, et bien d’autres ailleurs, ont reçu une sommation de quitter les lieux pour le 15 octobre. Que vont-elles devenir ? Toutes ces questions nous assaillent quotidiennement et nous ne pouvons pas rester là sans réagir. » conclu-t-il.

C.K.N.




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