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vendredi 9 décembre 2016
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Loup dans les Vosges– Biodiversit’haies88 décide de perturber les séances de hurlements provoquées

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Mardi 23 août 2016, à l’appel de « Biodiversit’haies88 », plusieurs groupes de partisans d’une cohabitation du loup avec les activités pastorales, ont perturbé pendant plusieurs heures les séances de hurlements provoquées, organisées par le Préfet des Vosges. Les militants et les bénévoles ayant répondu à l’appel de l’association se sont dispersés sur une vaste zone allant des crêtes vosgiennes au plateau des milles étangs et ont donné des concerts de cornes de brume et de chasse, afin de rendre inopérants les comptages assurés par les agents de l’ONCFS.

12439163_10154070485869747_5611033458810602047_nCes opérations seront renouvelées mardi 30 août et 06 septembre 2016 si le Préfet maintient sa décision.

« Nous invitons à nouveau, les bénévoles qui souhaitent participer à ces actions de protection de la nature sauvage, à nous contacter » conclut « Biodiversit’haies88 ».

Le communiqué de Biodiversit’haies 88

Loups dans les Vosges, une campagne d’effarouchement, pourquoi ?

Cette année le Préfet des Vosges a programmé une campagne de recensement des loups sur le massif des Vosges. Les services de l’ONCFS et de l’ONF sont donc mobilisés pour pratiquer durant une soirée par semaine pendant quatre semaines, des hurlements provoqués sur une vaste zone du massif. Cette technique consiste, par l’émission coordonnée de hurlements de loups, à provoquer une ou des réponses des canidés éventuellement présents dans la zone. Une opération de ce type avait déjà été réalisée en 2013 et avait alors révélé la présence de louveteaux nés dans l’année.

Aujourd’hui l’État et le Ministère de l’environnement qui mènent, depuis plusieurs années dans le dossier du loup, une politique erratique et à très courte vue, essentiellement soumise à la pression de certains lobbies agricoles et cynégétiques, et il faut le dire à visée électoraliste, tentent de justifier les futurs arrêtés d’éliminations du loup par des comptages « scientifiques » de la population présente sur le massif.

La mise sur pied de brigades du loup chargées de tuer, ne laisse plus aucun doute sur les intentions du Ministère. Les moyens exceptionnels dont elles sont dotées et les méthodes qu’elles utilisent ne visent qu’à tuer des loups et donner des gages aux lobbies.

Ces brigades sont dotées de matériels sophistiqués dont certains sont interdits par l’annexe IV (Moyens et méthodes de mise à mort, de capture et autres formes d’exploitation interdits) de la convention de Berne :
1- Utilisation de caméras thermiques.
2- Utilisation de moyens de communication performants (talkies-walkies).
3- Utilisation du « phare de nuit ».( strictement interdit sur le grand gibier)
4- Utilisation de lunettes de visée à intensification de lumière (lunettes de
visée nocturne d’origine militaire).
5- Utilisation de carabine longue portée «efficace» à 400 mètres.

Les méthodes qu’elles mettent en oeuvre sont quant à elle plus que contestables :
1- Utilisation préalable de pièges photographiques pour connaître les habitudes des canidés par les louvetiers et l’Oncfs.
2- Retrait des chiens de conduite et de protection.
3- Exposition des troupeaux à la prédation de nuit.
4- Hurlements provoqués afin d’engager les canidés à se présenter.
5- Tir de destruction d’une espèce strictement protégée en période de reproduction (en 2015 des meutes reproductrices ont subi des tirs de destruction dans l’anarchie la plus complète.).

L’esprit du traité de Berne, ce n’est pas de remplir des quotas d’élimination du loup. Le traité ouvre la possibilité de tirs létaux et fixe un maximum. Il n’indique pas que les quotas soient un objectif à atteindre à tout prix. Or c’est actuellement la politique adoptée par le Ministère de l’environnement français qui, a ce jour n’a toujours pas communiqué les effectifs détectés par l’Oncfs durant l’hiver 2015/2016. Voilà à quoi mène une politique laxiste gérée au jour le jour. Cette politique laisse la situation s’envenimer, sans résultat probant, ni anticipation, sans volonté d’organiser une réponse coordonnées et réfléchie aux prédations du canidé sauvage, par l’adaptation appropriée. des moyens de protection des domestiques.

Nous avons agi et fait des propositions depuis 2012, malheureusement aucunes de celles-ci n’ont été sérieusement reprises par les Préfets successifs.

Il serait trop long de les reprendre toutes ici. Nous joignons à ce communiquéles copies des différents courriers et communiqués dans lesquelles ces
propositions sont détaillées.

A titre d’exemple, nous nous limiterons à l’évocation de deux points sensibles parmi d’autres :
1- la question des chiens de protection des troupeaux. Il n’existe à ce jour, 24 ans après le constat officiel du retour du loup sur le territoire national, aucun encouragement de l’État à la création de filières de formation de ces chiens.
En effet, trop d’éleveurs pensent que l’achat d’un patou suffira à assurer la protection du troupeau. Ces chiens, sans une éducation et un dressage suffisants, sont incapables d’assurer la mission que l’on voudrait leur confier.
Songerait-on réellement à confier un chien non éduqué à un aveugle ? C’est pourtant ce qui arrive trop souvent avec les patous. Conditionner les aides financières à l’achat de chiens éduqués et formés serait une mesure efficace et simple à mettre en place.
2- Les temps de versement des indemnisations et des aides aux éleveurs sont trop longs, parfois plus d’une année. Nous demandons que ces indemnisations soient versées plus rapidement, mais aussi, qu’elles soient conditionnées à la mise en place de véritables moyens de protections validés par les services de l’État
Les éleveurs ne sont pas des spécialistes du loup, ils ont besoin d’aides et de conseils pour rendre le plus efficace possible les moyens mis à leur disposition.

Nous avons le sentiment qu’aucun progrès sérieux n’a été réalisé dans la gestion de ce dossier, plusieurs causes peuvent être identifiées, le laxisme de
l’État et sa tendance naturelle à succomber aux pressions des lobbies habituels, agricoles et cynégétiques. C’est pourquoi, nous nous engageons à
regret aujourd’hui, dans une action visant à rendre inefficace les comptages annoncés.

Documents joints :
• 28 octobre 2012. Appel Table ronde
• 12 mars 2013. Communiqué groupe de travail
• 22 avril 2013. Communiqué
• 10 octobre 2013. Communiqué
• 12 février 2014. lettre au Préfet des Vosges (comité de suivi)
• 18 mars 2014.Réponse du Préfet comité de suivi
• 28 mars 2016. Monsieur le Préfet le temps presse.

Ces document sont téléchargeables sur ce lien :
https://www.dropbox.com/sh/162rxmm1ehhle04/AAB9sW04H8G9ZoS6aFczBTkka?dl=0

https://www.facebook.com/Le-retour-du-loup-dans-les-Vosges-578470638851359/

https://www.facebook.com/observatoireduloup/

http://www.observatoireduloup.fr/

https://www.facebook.com/protegeonslesloups/?fref=ts.

Contact : 06 95 38 24 69.

Collectif Biodiversit’Haies 88 (association loi de 1901)
295 rue de l’Église 88270 GORHEY 03 29 25 96 09
contact@biodiversit-haies88.fr http://www.biodiversit-haies88.fr.




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