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samedi 3 décembre 2016
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Gare d’Epinal – Les buralistes manifestent contre la boutique Monop’Station

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Après la gare de Saint-Quentin dans les Yvelines, l’enseigne Monop’Station du groupe Casino s’implante dans le hall de la gare d’Epinal. Les buralistes vosgiens ne voient pas d’un bon œil cette ouverture. Le groupe Monoprix a en effet obtenu le droit de vendre des cigarettes.

P1180335Après la mise en place d’une pétition, les buralistes vosgiens ont décidé de manifester ce lundi après-midi devant la gare d’Epinal. Pour la confédération des buralistes, l’implantation de la supérette Monop’Station est une brèche dans leur monopole. « Il s’agit là d’une première, car jamais jusqu’alors, une grande surface n’avait été autorisée à commercialiser du tabac. Quand nous prenons un bureau de tabac, nous devons faire un stage de quatre jours et des stages de remise à niveau tous les trois ans. Là c’est un vendeur qui n’a pas de formation pour vendre du tabac. » commente Catherine Marcel, la présidente de la confédération des buralistes vosgiens.

Les buralistes ont l’interdiction d’ouvrir une boutique vendant du tabac dans les galeries marchandes des centres commerciaux. « Nous nous n’avons pas le droit de nous installer dans les galeries marchandes. D’ailleurs, le groupe Monoprix ne nous a pas contacté pour nous annoncer qu’il y avait un appel d’offres lancé à la gare d’Epinal » poursuit Catherine Marcel.

L’enseigne Relay profite quant à elle d’une dérogation pour s’implanter dans ces lieux. « A l’origine, il y avait un bureau de tabac Relay H à la gare d’Epinal, mais ce n’est pas la même chose. Là Monop’Station a une surface de vente énorme. On peut faire toutes ses courses. Les gens qui vont acheter d’autres produits vont en profiter pour prendre leurs cigarettes et ils n’iront plus chez le buraliste du coin » explique la présidente.

« On vient manifester pour défendre notre métier. C’est important de se mobiliser si on ne veut pas que le groupe d’implante un peu partout » explique Jean-Paul Vaslin, directeur général de la confédération.

Les buralistes vosgiens ont demandé à Bercy d’intervenir. Depuis 2003, les Vosges ont perdu près de 120 bureaux de tabac.

C.K.N.




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