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vendredi 2 décembre 2016
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Darnieulles – GAEC de la Souche : « On perd chaque jour 200 euros en nous occupant de nos vaches »

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GAEC-de-la-Souche

Face à une situation qu’ils estiment toujours aussi tendue, les inquiétudes et le découragement des agriculteurs persistent. Les marchés ne se redressent pas et le nombre d’agriculteurs en grande difficulté ne fait que s’accroître.

vaches-GAEC-de-la-SoucheCe mardi matin, la Fdsea et les jeunes agriculteurs des Vosges ont invité le préfet des Vosges sur l’exploitation de Julien Soltys et Bernard Sachot à Darnieulles pour échanger sur les difficultés qu’ils rencontrent aujourd’hui.

Le GAEC de la Souche de Darnieulles représente 295 hectares dont 145 de prairie, mais elle perd régulièrement des terrains pour cause d’artificialisation. Elle se compose de 80 ilots dans un rayon de 30 km autour de Darnieulles. L’exploitation produit 700 000 litres de lait qui sont collectés par Lactalis. Près de 80 bovins sont vendus chaque année pour la viande dont 60 bœufs et 20 vaches laitières.

« La production laitière ne cesse de baisser depuis deux ans. On a décidé quand la conjoncture était encore propice de se lancer dans un nouvel investissement pour moderniser notre activité laitière. Aujourd’hui notre activité ne nous rapporte plus rien. On perd 200 euros chaque jour en venant nous occuper de nos vaches » témoigne l’agriculteur.

Crise économique et identitaire

L’agriculture française traverse une crise économique et identitaire importante. Depuis plusieurs mois, les agriculteurs ne cessent d’alerter et de dénoncer la situation.

Pour le président de la Fdsea, Philippe Clément, « La France doit redonner confiance aux paysans et plus globalement aux entrepreneurs, en desserrant l’étau des normes et contraintes et en encourageant l’acte de production. »

La Commission européenne a adopté le 11 avril 2016 le texte permettant aux organisations de producteurs et aux coopératives de déroger aux règles de la concurrence, en réduisant volontairement leur production de lait. La FNSEA et la FNPL regrettent le manque d’incitation financière pour les producteurs de lait à limiter la production.

Pour de nombreuses filières, l’embargo russe est une des causes de difficultés rencontrées par les agriculteurs.

C.K.N.




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