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samedi 10 décembre 2016
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Le niveau d’une nappe d’eau inquiète les défenseurs de l’environnement

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Les associations de protection de l’environnement réunies à Epinal pour tirer la sonnette d’alarme

« La situation est inquiétante ! » s’alarme Jean-François Fleck de l’association Vosges Nature Environnement. La nappe d’eau des grès du Trias située sur le secteur de Vittel souffre d’un déficit chronique. Les entreprises situées à côté prélèvent plus d’eau que la nappe ne peut se recharger. Chaque année, elle perd 1,2 millions de m3.

« Le terrain présente une faille géologique qui crée un déficit plus important qu’à d’autres endroits. Ce déficit existe depuis les années 70. Cela correspond à l’industrialisation forcé, depuis que l’entreprise Nestlé Waters exploite au maximum les ressources en eau ! » commente Jean-François Fleck de l’association Vosges Nature Environnement.

Sur le secteur de Vittel et Contrexéville la nappe d’eau fait l’objet d’un déficit chronique. Selon les associations de protection de l’environnement elle baisse de 40 cm par an. « Si on ne fait rien, il y aura un déficit trop important en eau et on peut en manquer. L’objectif c’est d’équilibrer le volume et de pérenniser l’alimentation de la nappe d’eau » poursuit Jean-François Fleck.

Nestlé Waters prélève 30% 

Près de 30% des prélèvements proviennent de l’entreprise Nestlé Waters et 20% de l’Ermitage. « L’Ermitage prélève 700 000m3 d’eau de la nappe et Nestlé Waters 900 000m3. Ils ont demandé de pouvoir prélever plus d’eau car leurs besoins augmentent. » poursuivent les défenseurs de l’environnement.

Un schéma d’aménagement de l’eau est en cours d’élaboration pour tenter de trouver des solutions pour résoudre ce déficit chronique.

La première solution envisagée ce sont des transferts d’autres cours d’eau avec des ponctions. L’eau pourrait provenir de la Moselle et prélevée à Vincey par exemple. « Il y aurait des forages à 10 mètres ce n’est pas assez profond, cela impacterait forcément l’écologie » notent les associations.

Autre solution, l’exploitation des calcaires du Dogger à Bazoilles sur Meuse ou l’interconnexion avec le syndicat des eaux de la Vraine et du Xaintois à Châtenois. C’est probablement cette dernière solution qui va être retenue. « Quand on voit les périodes de sécheresse comme l’été dernier, le risque de pénurie d’eau est bien présent » poursuivent les associations Vosges Nature Environnement, Oiseau Nature et l’ASVPP (Association de Sauvegarde des Vallées et de Prévention des Pollutions).

Ils demandent qu’il y ait un débat public pour que toutes les solutions soient envisagées avant de prendre une décision.

C.K.N.




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