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mardi 6 décembre 2016
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Un couple de Rambervillers accusé de maltraitance sur leur petite fille de 3 ans Le Procureur vient d'annoncer que la fillette restera chez ses parents avec l'intervention des services sociaux au domicile

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La petite Louna est atteinte d’une maladie génétique rare : l’angioedème héréditaire qui se manifeste par des rougeurs et des gonflements. Mais les médecins de Louna parlent aussi d’ecchymoses et ont signalé des faits de maltraitance aux services sociaux.

Sabrina Dietsch et Yoan Bombarde, les parents de Louna, assurent que les ecchymoses sont des conséquences de la maladie rare de leur fille. Sa mère souffre d’ailleurs de la même pathologie.

Du côté des médecins de Louna, le son de cloche est tout autre : on ne pense pas que cela vienne de la maladie. Des tests ont été faits pour déterminer si la fillette souffre bien de la même pathologie que sa mère.

Marchant sur des œufs, le tribunal vient de prendre une décision concernant l’affaire, de façon à concilier les deux parties. «Tous les doutes ne sont pas levés. L’enfant restera chez ses parents avec tout de même une intervention lourde des services sociaux. Cette fonction pourra être levée en février 2016 si tout se passe bien » explique le Procureur de la République, Etienne Manteaux ce matin.

Différents expertises ont mis les parents en cause. Ils se sont alors retrouvés privés de la garde de leur enfant. Mais un rebondissement vient une nouvelle fois semer le doute : un pédiatre de Grenoble évoque la possibilité que les différentes blessures puissent effectivement venir de la maladie héréditaire dont la mère de Louna souffre déjà.

Le tribunal correctionnel de Nancy s’est aussi penché sur l’affaire en juin dernier et a innocenté les parents. « Les parents ont été relaxé au bénéfice du doute, mais ce doute n’est pas entièrement levé donc  il doit y avoir une surveillance de cette famille d’où le placement au domicile de l’enfant » assure Etienne Manteaux.

« Monsieur Bombarde a déjà été mis en cause pour des faits de violences sur sa mère. Il peut se montrer impulsif et il a déjà été condamné pour des violences conjugales en 2011 sur son ex-compagne » poursuit le Procureur.

Lorsque la petite fille avait été placée en famille d’accueil, le couple avait enlevé l’enfant de force pour la ramener au domicile. Concernant l’enlèvement de l’enfant, le Procureur de la République a assuré qu’il n’y aura pas de poursuite pénale contre les parents étant donné le contexte particulier.

C.K.N.




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