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dimanche 4 décembre 2016
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Région – La Cour suprême rejette le dernier recours du Messin condamné à mort en Indonésie

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Condamné à mort en 2007 pour participation présumée à un trafic d’ecstasy, Serge Atlaoui, 51 ans, vient de voir le parquet de Jakarta (Indonésie) rejeter son dernier recours. Une terrible course contre la montre pour sauver le Français vient de s’engager.

Ce mardi 21 avril, la Cour suprême d’Indonésie a rejeté l’ultime recours dont le Lorrain disposait pour espérer pouvoir échapper au peloton d’exécution.

Condamné en 2007 pour trafic de drogues par la justice indonésienne qui dispose de la juridiction la plus stricte du monde en la matière, Serge Atlaoui n’a jamais cessé de clamer son innocence.

Rappel des faits

Originaire de Metz en Lorraine, Serge Atlaoui, 51 ans, s’était envolé pour l’Indonésie pour travailler dans ce qu’il pensait être une usine produisant de l’acrylique. Soudeur de métier, l’homme a été arrêté en 2005 à la suite d’une descente de police dans cette même fabrique qui se révélait être en fait un laboratoire clandestin chargé de fabriquer de l’ecstasy. Une activité qui, en Indonésie, est passible de la peine de mort.

Condamné au peloton d’exécution le 29 mai 2007, Serge Atlaoui a désormais épuisé tous les recours légaux auxquels il pouvait prétendre pour échapper à sa condamnation à mort.

Si elle devait se produire, le Messin deviendrait le premier Français à être exécuté depuis 1981.

Laurent Fabius promet « des conséquences»

« Nous continuons à espérer un geste de clémence, mais nous sommes extrêmement préoccupés par cette décision et cette menace qui, si elle était mise à exécution, aurait évidemment des conséquences sur les relations entre ce pays et la France », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

La famille appelle à une mobilisation « citoyenne »

Du côté de la famille de Serge Atlaoui, le combat continue malgré tout. André Atlaoui, frère du condamné, s’est exprimé à la suite de la décision de la Cour suprême indonésienne. L’homme « en appelle au président de la République, M.François Hollande, et à l’Union européenne pour mettre tout en œuvre pour sauver Serge Atlaoui du peloton d’exécution ».

Il espère aussi la multiplication des « mobilisations citoyennes » pour soutenir son frère, comme ce fût déjà le cas ces dernières semaines à Metz.

Depuis 1996, l’Indonésie a exécuté 13 personnes pour cause de trafic de drogues, dont un seul Indonésien.

Avec AFP




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