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vendredi 2 décembre 2016
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La Préfecture des Vosges interdit l’enduro extrême « la Volontaire » ! Prévue le samedi 21 mars 2015, l'épreuve est purement et simplement annulée.

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Une réunion s’est tenue ce jeudi 29 janvier 2015 en Préfecture des Vosges autour du directeur de cabinet Faycal Douhanne. L’enduro extrême “La Volontaire” prévu le samedi 21 mars 2015 autour de Remiremont est annulé. Au grand dam des organisateurs de l’association moto verte des Hautes-Vosges.

“Cette réunion était organisée entre le service énvironnement de la Préfecture et nous organisateurs“ explique Régis François, président de l’association moto verte des Hautes-Vosges. “Il n’y a pas eu  moyen de dialoguer : les services préfectoraux nous ont fait savoir qu’ils ne nous délivreraient pas l’autorisation d’organiser notre enduro. Ils ne veulent pas même se donner les moyens d’étudier nos propositions”.

Une décision que l’organisateur s’explique d’autant moins que les quatorze précédentes éditions de l’épreuve s’étaient déroulées sans encombre : “cette année, nous devions rouler sur 50 km le matin et 180 km l’après-midi avec un seul passage alors que les 14 autres enduros s’étaient déroulées sur deux jours. Les quatorze n’avaient jamais rencontré d’opposition”.

Tous les bénévoles de l’association ont pris un gros coup de massue sur la tête : “Ils ont dégoûté notre association. Certains nous incitent à engager un recours mais nous en resterons là dessus. De plus, on perd 25 000 euros qui correspondent aux droits d’engagements fédéraux, aux dossards et à d’autres choses. Sans compter le grand nombre de gîtes qui ont été déloués dans la foulée”.

Rappelons qu’un collectif d’associations regroupant entre autres les associations agréées 88 (ASVPP – Oiseaux Nature- Vosges Nature Environnement), le club vosgien, le Club Alpin Français s’était fédéré pour s’opposer à l’organisation de l’enduro.

Ce collectif dénonce entre autres nuisances, des dégradations fortes des routes, chemins, sentiers et terrains naturels, l’impact sérieux sur la faune et la flore (dégradation d’habitats et dérangement d’espèces protégées), des conflits d’usage avec les utilisateurs de la forêt, comme les promeneurs et l’impact sonore sur tout un massif y compris la nuit.

Ces associations avaient tiré un signal d’alarme destiné aux différentes instances pouvant soumettre un avis au Préfet des Vosges : le Parc Naturel des Ballons et les communes concernées, sachant que l’ONF avait déjà donné un avis défavorable en ce qui concerne les forêts domaniales.

Régis François se pose à présent la question de l’avenir de la pratique de l’enduro dans les Vosges. Il prédit un revers à la médaille : “Tout interdire, c’est autoriser beaucoup de choses. C’est la porte ouverte à l’enduro sauvage alors que nous proposions une course encadrée. Si les autorités veulent que l’on fasse de l’enduro sauvage, enlever les plaques et aller n’importe où en forêt, c‘est bien parti et moi le premier ! ”.




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