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vendredi 9 décembre 2016
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La Bresse – La peine d’Hervé Granier, le gourou-violeur, réduite en appel lundi Cette peine réduite en appel,Il écope de 15 années de réclusion criminelle contre 17 en première instance

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Avec AFP.

Il avait écopé de 17 ans de réclusion criminelle en 2012 devant la cour d’assises des Vosges pour le viol de la fille mineure d’une des adhérentes de la secte qu’il dirigeait à La Bresse. Ce lundi soir, les jurés de la cour d’appel de Nancy se sont montrés plus cléments. Hervé Granier voit sa peine réduite à 15 années de réclusion criminelle. Une peine de 18 années avait été requise par l’avocat général.

Hervé Granier s’était fait passer au cours des années 2000 pour le messie auprès d’une dizaine de personnes, à qui il réclamait chaque mois plusieurs centaines d’euros, au sein d’un mouvement sectaire qu’il avait créé à La Bresse (Vosges).

En 2004, il avait expliqué à l’une de ses adhérentes qu’il souhaitait prendre sa fille, alors âgée de 14 ans, pour « femme divine ».

Jeudi, lors de l’ouverture des débats, il avait reconnu pour la première fois les viols et « demandé pardon pour le mal » qu’il avait fait à la victime.

« C’est un pardon sincère. J’ai brisé des personnes, j’ai brisé des gens. Aujourd’hui, je suis un homme brisé moi aussi. Je demande à réparer tout ça », avait dit l’ancien gourou.

Mais, pour l’accusation, le violeur présumé a « une capacité extraordinaire de laisser son interlocutrice dans un état de sujétion, de faiblesse; il ne peut pas voir l’autre autrement que l’objet de son désir ».

Qualifié de « potentat tyrannique » par l’avocat général, Hervé Granier « sait parfaitement qu’il fait le mal autour de lui » et « ne peut croire à son discours saugrenu, mystifiant, comme quoi il serait le fils de Dieu sur terre », a encore estimé Jacques Santarelli.

La mère de la victime avait été désignée par l’enquête comme celle qui avait « livré » sa fille au gourou et avait initialement été mise en examen pour complicité de viol.

Elle avait finalement bénéficié d’un non-lieu en fin d’instruction pour abolition du discernement, avant de se constituer partie civile.

L’instruction avait mis au jour l’existence d’une « dîme » mensuelle réclamée aux adeptes, grâce à laquelle le gourou avait perçu environ 300.000 euros, ce qui lui vaut d’être également poursuivi pour abus de faiblesse au sein d’un groupement sectaire.

 

 




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